‹ Contribution à l'étude de la dissociabilité des oxydes organiques sur quelques transformations des tétraarylnaphtacènes et de leurs oxydesChapitre 46 sur 56 · CH? — O — CH · texte numérisé non relu

CH? — O — CH

98 L. ENDERLIN

nous trouvons pour l'établissement du pont oxygéné — O — une valeur presque identique.

En effet Exy) donne alors 316,6 K./cal. alors que la chaleur de combustion déterminée expérimentalement s'élève à :

Q — 348 K./cal.

La différence, due à la création de la fonction éther-oxyde, est de :

348 — 316,6 — 31,4 K./cal.

chiffre très voisin des 31,1 cal. trouvées avec le monoxyde.

Ces résultats montrent que la création d’une fonction étheroxyde dans une molécule d’hydrocarbure ordinaire, et l’établissement de la même fonction en pont dans un noyau hexagonal entraînent les mêmes phénomènes énergétiques. Il en découle que, dans le monoxyde, ce pont ne subit aucune tension anormale et que l'excès de chaleur dégagée (5 K./cal.) est uniquement dû au réarrangement des liaisons provoqué par l'introduction de l'oxygène dans la molécule.

La concordance ainsi constatée me paraît fournir un excellent argument en faveur de la formule adoptée.

Isooxydes. — La formule proposée pour ces substances en fait un produit contenant deux ponts oxydiques, identiques à celui des monoxydes. Si cette formule est exacte, la chaleur de réaction correspondant à la formation de l’isooxyde à partir du naphtacène doit être approximativement le double de celle du monoxyde à partir du même hydrocarbure. C'est bien ce que l’on constate, puisque l’on trouve 79,3 K./cal. dans le premier cas et 38,3 K./cal. dans le second.

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TRANSFORMATIONS DES TÉTRAARYLNAPHTACÈNES 99

D'autre part, l'application de la systématique de Swietoslawski nous donne les renseignements suivants : la formule proposée comporte 68 liaisons C — C et 28 liaisons C — H. La somme des caractéristiques thermochimique x et y qui leur correspondraient dans un hydrocarbure ayant par avance le squelette hydrocarboné des isooxydes, serait donc de :

90,90 X 68 + 52,70 X 28 — 4 936,8 K./cal.

La différence entre cette valeur calculée, et la chaleur de combustion expérimentale devient alors égale à :

4978 — 4936,8 = 41,27 K./cal.

pour l’ensemble des deux systèmes de liaisons C — O — C.

Or si nous prenons les diéthers organiques les plus simples, tels que le formal diméthylique :

CH3 — O — CH? — O — CHS et le formal diéthylique :

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