‹ Contribution à l'étude de la fente sphénoïdaleChapitre 6 sur 14 · RES · texte numérisé non relu

RES

Celle divergence d'opinions que l'on constate dans Îles descriptions des auteurs provient de cet entassement d'organes dans celle région si exiguë : lacs sanguins de la base, veines, sinus, nerfs se rencontrent là. Comment mettre de l'ordre dans ce fouillis impénétrable ?

Nous avons entrepris ce travail avec le ferme espoir de pouvoir y apporter un peu de clarté. Les méthodes nouvelles employées en chirurgie et en médecine ne demandent-elles pas pour être bien conduites des points de repère minutieusement décrils et des rapports précis ? C'est dans l'espoir non d'apporter notre contribution à l'étude de lAnatomie, mais d’aider le praticien, que nous nous sommes mis au {ravail. Nul ne saurait contester l’atilité de l’'Anatomie, et un des pères de la Chirurgie, AMBROISE Paré, ne dit-il pas dans sa Préface sur l'Analomie :

« Quant à son utilité, il y en a qualre principales : dont la première nous meine et conduit à la cognoissance du Crealeur, comme l’effect à la cognoissance de sa cause, ainsi que tesmoigne saint Paul, disant que les choses inuisibles de Dieu sont manilestées et cogneuës par l'intelligence des choses faites et sensibles. La seconde, est que par icelle nous auons la cognoissance du naturel du corps humain, et de toutes.ses parties : au moyen de quoy nous pouuons juger de Ja santé ou de la maladie. La lierce, est qu'en cognoissant le corps humain et les parlies, el par ce moyen leurs affections, nous pouuons predire les choses à venir, et dependantes d'icelles. La quatrième et dernière, est que par icelles nous sommes réndus capables de bien et deuëment ordonner et appliquer medicamens, selon l'exigence d'une chacune partie. »

Notre travail comprend quatre chapitres :

L. — Étude topographique de la fente sphénoïdale. Description de la partie osseuse avoisinante.

I. — Étude topographique des organes qui traversent la fente.

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