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Fig. 22.

On peut aisément préparer des solvants de viscosités échelonnées, pouvant atteindre des valeurs importantes, en utilisant des mélanges d’eau et de glycérine ou des sirops de sucres.

Les résultats obtenus en étudiant des solutions fluorescentes d’uranine

dans des mélanges d’eau et de proportions variables de glycérine [*] sont rapportés sur les graphiques de la figure 22 qui représentent la variation de log, F dans les mêmes conditions expérimentales que pour les divers solvants employés antérieurement. La concentration c en matière fluorescente est exprimée en g de fluorescéine acide par cm° de solution et la teneur L de glycérine en cem* pour À em de solution. La loi de F. PERRIN est bien vérifiée et les coefficients angulaires des portions rectilignes des courbes diminuent régulièrement avec l'augmentation de la teneur en glycérine.

Le tableau 20 donne les valeurs des coefficients d’affaiblissement k correspondant aux divers mélanges glycériques ainsi que les concentrations optima de matière fluorescente. On a indiqué en outre les valeurs de la densité d, de la viscosité x (**) exprimée en unités EGS et du pouvoir inducteur spécifique e des différentes solutions à la température à laquelle ont été faites les mesures de pouvoir fluorescent.

TaBLEeau 20.

Valeurs relatives aux solutions glycériques (t — 159)

Teneur en glycérine

EE k ; £ d |

Q 8 /em° 0,00 0,000 0,488.108 2,05.10-3 81,1 1,012 0,010 0,25 0,315 0 ,260.108 2 80.103 993:3 1,075 0,085 0,50 0,630 0,225.108 4,38.10-—3 64,5 1,146 0,115 0,75 0,945 0,137.108 | 7 30.10 58,4 1,205 0,516 0,90 1,135 0,102.108 9.80.10-3 55,4 1,241 4,017 1,00 1,261 0 ,090.103 11,10.10-8 54,5 1,261 16,515

Une étude analogue faite sur des solvants constitués par des sirops alcalins de saccharose et de glucose (***) est résumée par le tableau 21 qui donne les

(*) Les mélanges étaient faits à chaud à une température de 509 environ avec de la glycérine additionnée d’une quantité convenable de soude caustique. Les solutions à forte teneur en glycérine étaient soumises au vide, à cette température, pour l'élimination des bulles gazeuses jusqu'à l’obtention d’un milieu pratiquement non diffusant.

(**) La viscosité était mesurée avant et après la mesure du pouvoir fluorescent par une méthode d'écoulement à l’aide de tubes d'Oswald préalablement étalonnés et suivant la technique indiquée par Marinesco [15].

(***) Les solutions de sucres additionnées de soude caustique en sorte que la teneur soit décinormale étaient préparées à chaud vers 700, et soumises au vide jusqu’à l'obtention d’un milieu pratiquement non diffusant en comparaison de la fluorescence intense de l’uranine. Les sirops concentrés de glucose étaient préparés dans les cuves à expériences par fusion lente et chauffe prolongée ; on obtenait ainsi des solutions bien transparentes se refroidissant sans cristalliser.

valeurs de k, : et » relatives à ces solvants. La teneur p en sucre est exprimée en grammes par em° de solution.

Taszrau 21.

Valeurs relatives à des sirops de suere (t — 15°).

Teneur 5 en sucre k e fi PO En es ES mas ae une tb 0,488.10% 81,1 0,040 DaceBarosemtt; 5018 CMP. eu ere co 0,362.103 74,9 0,082 cacebarose 0, 75e om il EL 0,301.10% 7324 0,310 ? Sactharose 4; 00/0... ce | 02352108 70,1 1,220 Guam 05080 Pme EE en tes 0,334.105 AE 0,098 OU LO RE AS AUTE LE ee RR EN PRES 0,146.10% 62,9 1,950 Glucose HAUUMES IC be Vs 0,105,103 59,8 27,6

Si l’on représente les valeurs de k en-fonction de la viscosité x, les courbes obtenues pour les solutions dans les liquides glycériques et dans les sirops de sucres sont assez différentes ce qui indique bien que l'accroissement de viscosité ne peut, à lui seul, rendre compte dela diminution du coefficient k lorsqu'on utilise des solvants contenant des quantités croissantes de glycérine ou de sucre. Pour

des valeurs de ; croissantes, la diminution de k est plus rapide dans les solvants glycériques que dans les sirops de sucres.

Ce fait peut s'expliquer en tenant cômpte dela variation du coefficient k avec le pouvoir inducteur spécifique s du solvant qu’une étude antérieure a fait apparaître comme indépendante des propriétés chimiques des dissolvants utilisés (IIIe partie). |

$ 53. — Admettons, en première approximation, que le coefficient k dépende séparément de la viscosité et du pouvoir inducteur spécifique du solvant (*). Nous avons établi antérieurement que le coefficient k est lié au pouvoir inducteur : spécifique : par la relation :

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