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I. — Cas DE L'URANINE EN SOLUTION AQUEUSE

$ 67. Inhibiteurs constitués par des électrolytes. — Notre étude a tout d’abord porté sur l’action inhibitrice de quelques électrolytes sur le pouvoir fluorescent des solutions aqueuses d’uranine (**). Les figures 29, 30, 31 et 32 donnent en exemple les résultats obtenus en utilisant comme inhibiteurs : CNSK et IK. Les mesures étaient faites à la température de 150.

$ 68. — L'étude des résultats obtenus dans les mêmes conditions avec d’autres électrolytes permet d’affirmer que, tout au moins pour des concentrations en inhibiteur assez faibles :

19 Pour une même concentration c en substance fluorescente (courbes A), le pouvoir fluorescent est une fonction exponentielle décroissante de la concentration s que possède dans le mélange le sel introduit ;

20 Pour une même concentration s en sel (courbes B), le pouvoir fluorescent est une fonction exponentielle décroissante de la concentration c en matière fluorescente :

30 Le coefficient d’affaiblissement k est le même qu’en l’absence de sel (***).

On peut donc poser, pour une concentration donnée s d’inhibiteur :

(1) D = Voez avec (2) Me Dee

h étant le cœfficient exponentiel de décroissance du pouvoir fluorescent en fon-

tion de la concentration s en inhibiteur.

Finalement, le pouvoir fluorescent d’un mélange contenant la substance

(*} Ayant reconnu antérieurement ($ 31) l'influence qu’exerce sur le pouvoir fluorescent de l’uranine, la concentration en ions H+ de ses solutions, nous avons opéré, dans tous les cas, sur des solutions additionnées de soude caustique de manière à réaliser une concentration déeinormale de NaOH. Dans l’étude des inhibiteurs constitués par des sels de potassium nous avons vérifié que les résultats obtenus n'étaient pas influencés par la nature de la base alcaline utilisée.

(**) MieS, Virre [2] a déjà employé le fluoromètre de Francis Perrin pour étudier la diminution du pouvoir fluorescent de l’uranine en solution alcaline étendue (c = 1 et c is 2 g. par litre) en fonction de la concentration de l’inhibiteur introduit. Ses recherches ont porté seulement sur deux inhibiteurs typiques : l’iodure de potassium et la résorcine. ;

(***) A partir de teneurs importantes d’électrolÿte, on constate une légère augmentation du coefficient k en fonction de la concentration en sel. Notamment le coefficient k relatif aux solutions contenant de l’hyposulfite de sodium ou de l’hydro-sulfite de sodium sous une concentration de 80.10 g/em5 est égal à 0,5014.10 et 0,520.10° respectivement au lieu de 0,488.10° pour les solutions exemptes de sel. Ce résultat peut être rattaché à celui que nous avons établi au chapitre I concernant l'influence générale de fortes concentrations salines sur la valeur de k.

94 JEAN BOUCHARD O læ,, ®. [e) (] CNSA courbes A) C NSK courbes 2 A ” sé à (@ o XX, Ke, Nv -O,5 £ = sl Ÿ NS j © @. Ù @ Ce, ® * N KO à. () Aa GR d © à [O) RON | > a ‘| Q ©) | à NO s Q Q O 103 nr O 1O 20 SOMRACNSE re) l 2 s #4 5 te Fig. 29,

Fig. 30.

Ne | IK, courbes B

se me SL de D

fluorescente sous la concentration ce et le sel sous la concentration s est fourni par la relation (*) :

(3) D— De CRE Rex

Le coefficient À permet d’évaluer d’une manière précise l’activité de l’inhibiteur vis-à-vis de la matière fluorescente.

Le tableau 31 donne les valeurs (**) des coefficients A relatifs aux électrolytes étudiés au point de vue de leur activité sur la fluorescence de l’uranine en solution aqueuse alcaline. Les valeurs de À ont été rapportées aux concentrations en électrolyte pur (en tenant compte éventuellement de l’eau de cristallisation).

TABLEAU 31 Irhibiteur k 2 Imhibiteur h S Na? 0,084.108 20% Na? 0,015.10 CNS K 0,058.10% AsOSH Na 0,009.103 LE 0,053.108 NO2Na 0 ,008.10 S204 Na? 0,016.10®

Les électrolytes portés dans le tableau 32 peuvent être considérés comme inacti's et caractérisés par une valeur pratiquement nulle du cœfficient }.

Electrolytes inactifs : h — 0.

NOK COSK? : AsOIK3 CIK SOSK2 POIK3 BrK SO1K2 CH3CO?K CNK C201K2

(*) Cette relation ne peut être vérifiée expérimentalement aux très faibles concentrations en matières fluorescentes. Nous avons vu ($ 26) que pour ec < c,, les mesures faites au fluoromètre donnent des valeurs très sensiblement constantes. Les courbes B indiquent que l’addition des inhibiteurs étudiés n’emtraîne pas de modification notable de la concentration eritique ce.

(**) Il peut être intéressant dans certains cas de comparer l'influence des inhibiteurs à concentration moléeulaire égale. Si l’on exprime s en molécules-gramme par cm*, la formule (3) devient :

pa =" pe —(ke+ Hs)

avec :

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