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Alors les idées délirantes se désagrègent, la systématisation et l'unité font place à la diffusion, à l’incoordination et au polymorphisme. Les interprétations, de plus en plus pauvres, ne gravitent plus autour d'un thème solidement établi et, disparaissant peu à peu, foñt place aux hallucinations plus stables ; les idées exprimées n'ont plus de rapport avec le sentiment sousjacent, la discordancee se fait jour, la dislocation progresse. À
Le langage devient incohérent, le mécanisme des associations d'idées ne fonctionne plus, le délire n'a plus aucun sens.
L'émotivité disparait, le malade paraît étranger à ses conceptions qui ne tardent pas à devenir automatiques, stéréotypées. La démence a fait son œuvre, mais, fait curieux, qui plaide encore en faveur de la forme spéciale de cette démence, le malade reste souvent orienté et, en dehors de son délire, conserve une certaine coordination de langagé parfois frappante.
En résumé, la démence paranoïde est une psychose caractérisée par un ensemble de symptômes résultant de l’imprégnation démentielle d'un délire primitivement plus ou moins systématisé. |
Des formes rapidement démentielles à celles où le délire est resté systématisé longtemps, il y a une foule d'intermédiaires et de variantes.
D'une part, nous avons affaire à des cas de démence précoce type, dirons-nous, de l’autre, nous nous rapprochons des délires systématisés chroniques sans démence. La limite ici est difficile à saisir, la frontière n’est pas très netle et les cas cités de délires mal sys-