ME LEE
Chacune de ces périodes possède des symptômes qui, différents dans leur forme, sont semblables par leur essence. | ;
Nous les étudierons au début de l'affection alors que la démence, encore embryonnaire, ou pas encore née, ne leur a pas fait subir de transformation, et dans la période d'état de la maladie quand ils deviennent, du fait de leur imprégnation démentielle, caractéristiques | de la démence paranoïde.
Dans les antécédents personnels de ces malades, nous trouvons les manifestations pourrions-nous dire non encore pathologiques de la constitution paranoïaque dont nous avons parlé plus haut.
Ceci n’est que le terrain propice à l’éclosion de ja maladie. si
Mais quand celle-ci est constituée, au premier plan figurent toujours des idées délirantes.
Ces idées sont, en général, des idées de persécution, des idées mystiques ou des idées de grandeur ; les idées mélancoliques n'en sont pas exclues, mais sont plus rares.
Ces idées reposent sur de fausses interprétations d’un fait réel, et toujours au début, souvent pendant longtemps aussi, elles sont plus ou moins systématisées. Les diverses conceptions délirantes paraissent reliées par un lien logique, nous avons, en un mot, le tableau symptomatique d'un début de paranoïa vraie. :
Cette systémalisation, cette apparence de logique peut durer un temps plus ou moins long, mais tôt ou lard aboutit à la deuxième période de l'affection la plus caractéristique.