‹ Contribution à l'étude de la Forme paranoïde de la Démence précoceChapitre 28 sur 36 · LED ER · texte numérisé non relu

LED ER

. R. — Non. J'ai simplement des battements de cœur et un <ercle autour de ma tête. :

D. — Pourquoi n'avez-vous rien voulu manger ? R. — (sur un ton trrité). Et vous, avez-vous mangé ? ID. — Vous souvenez-vous de cette maison ?

R. — Oui, j'y suis venue il y a deux ans, mais j'étais malade

æt maintenant je ne le suis pas.

Paraît attentive à des voix.

D. — Qu’'entendez-vous ?

R. — Des voix qui me parlent.

D. —-Que disent-elles ?

R. — Rien.

Quitte sa chemise.

D. — Pourquoi vous déshabillez-vous ?

R. — Je suis trop jeune, je passe la parole. cette chemise

n’est pas la mienne, c’est une chemise d homme.

Se plaint de céphalaigie : « J’ai le feu, le sang, tout... dans la tête. »

Elle est énervée sous l'influence de quelque chose de magné-

tique qui l'oblige à faire des signes avec la main.

D. — Pourquoi vous levez-vous la nuit ?

R. — Pour tirer du vin (rût).

C’est parce qu'on me magnétise surtout la nuit.

D. — yue ressentez-vous alors *

R. — Ça me pique, ça me pince, si on me tuait, je serais plus heureuse.

N'a jamais eu d'idées de suicide.

D. — Qu'avez-vous entendu cette nuit ?

Ne répond pas de suite à cette question, dit qu'un étudiant présent à la visite est son cousin Parandel.

Elle est orientée dans le lieu et dans le temps, sait son âge et nous dit exactement l'heure de son arrivée ici.

Les jours suivants, elle exprime toujours des idées de persécution avec hallucinations.

D. — Avez-vous gagné beaucoup d'argent à l'usine ?

R. — Oui. 10.000 francs, je voulais les donner au percepteur, mais on me les a volés.

D. — Qui ?

R. — Je n'en sais rien.

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