CONCLUSIONS
Les états de mal asthmatique revétent diverses formes cli-
niques parmi lesquelles la forme pseudo-emphysémateuse à dyspnée permanente n'est que relativement fréquente.
Cette forme pseudo-emphysémateuse peut apparaître à la suite de crises d'asthme banal : le caractère franchement paroxystique décroît progressivement pour atteindre un degré tel que le tableau clinique est celui d'un emphysémateux.
Dans d’autres cas, ce syndrome survient de façon primitive
chez un ancien bronchitique ou un ancien gazé.
Elle est avant tout caractérisée par l'absence de crises paroxys-
tiques : de plus sa durée et sa permanence constituent des symptômes fondamentaux qui orientent aussi le diagnostic vers celui d'emphysème, diagnostic qui semble confirmé par l'examen clinique.
L'examen d’un tel malade révèle un thorax apparent, rigide, présentant souvent des malformations. Il existe une réduction considérable de l'indice respiratoire.A l’auscultation, on est frappé par l'existence d’une hypersonorité avec diminution du murmure vésiculaire. Les côtes sont horizontales et le diaphragme peu mobile. 3 |
Devant un tel tableau clinique, le praticien est orienté vers
le diagnostic d'emphysème, raais cette distension thoracique .
continue n’est nullement définitive. On est tenté au premier abord de penser qu'un tel état correspond à des lésions anatomiques définitives, alors que les indications thérapeutiques appropriées permettent souvent de diminuer cette gène respiraoire et parfois même de ramener à la normale la fonction respiratoire.
- Il est donc nécessaire de bien connaître cette forme pseudoemphysémateuse de l'asthme, afin d'éviter l'erreur de diagnostic avec l’emphysème.
Elle en diffère du fait qu'elle peut régresser soit spontanément,
soit à la suite de la formation d'une exsudation vicariante, tel
un eczéma suintant soit par des médications anti-asthmatiques diverses.
De plus quand on examine ces malades on trouve souvent une légère éosinophilie sanguine : 3 à 4 % ; dans leurs antécédents, il se trouve fréquemment des sujets ayant présentés soit de l'asthme soit quelqu’autre parenté morbide de cette maladie.
On trouve rarement dans l’étiologie des facteurs d'ordre anaphylactique ou colloïdo-classique.
Il existe par contre assez souvent une épine locale beaucoup plus importante que celle des asthmes banaux : sclérose pulmonaire d'origine tuberculeuse ; lésions, séquelles des gaz de combat, ou bien encore médiastinite, d'origine syphilitique.
Soit une cause générale, atteignant le terrain morphologique, lui donnant une allure dystrophique ; terrain diathésique particulièrement marqué, névropathique, très accentué avec grosses perturbations tant endocriniennes que vago-sympathiques.
Dans celte éliologie, le caractère dominant est constitué par l'association de plusieurs de ces facteurs chez un même malade,
réalisant ainsi un terrain morbide, qui favorise certainement
l'entretien et l'aggravation de l'état de mal asthmatique.
De ces différentes notions découle un intérêt pratique : on ne peut appliquer en effet au traitement de ces états, un traitement identique à celui de Pasthme banal. Chaque cas est un cas particulier qui nécessite l'application et le choix d'une thérapeutique spéciale.
19 Certaines médicalions spasmodiques el asséchantes telles que la belladone et l’atropine, ne sont pas indiquées. On abusera pas non plus ni de l'adrénaline ni de Féphédrine, qui risquent d'aggraver l'amaigrissement et la sympathicotonie en ne donnant, en Compensation, qu'une sédation légère et brève.
29 Les traitements de désensibilisation ne pourront être employés que dans un nombre relativement restreint de cas.
99 Mais ce qui est extrêmement important pour ces malades, cest de pratiquer la cure anti-diathésique en la répétant au besoin : elle doit avoir pour but de réaliser des dérivations toxiniques et des éliminations vicariantes, soit par la voie digestive, soil par la voie cutanée.