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ON Le l’on observe par exemple dans le scorbut et les intoxications. L'influence de l'alcool sur les altérations osseuses est une chose reconnue maintenant. lei encore analogie dans le fait, analogie dans l'explication quelle qu’elle soil.
Reste le groupe correspondant de la façon la plus évidente ànotre avis à l’ostéopsathyrosis : c’est le groupe auquel Erb a donné le nom de dystrophie musculaire progressive, ce complexus dans lequel rentrent ces types si nombreux que l’on considère en France comme des types divers, reliés sous le titre générique des atrophies myopathiques progressives. Ces types qu’on englobait primitivement dans la description d’Aran-Duchenne sont nombreux ; ils diffèrent les uns des autres par le mode de début, par l’âge auquel ils se montrent. Dans les uns comme la paralysie pseudohypertrophique, il ÿ a augmentation du volume des muscles ; dans les autres, type juvénile d'Erb, type facial Déjerine-Landouzy il y à diminution du volume des muscles. Entre eux sont des formes de passage comme le type Leyden-Mæbius. Il y a des associations diverses, mais {ous ces types sont réunis par des caractères fondamentaux que nous retrouvons dans tous les cas d’ostéopsathyrosis ; c'està-dire l'hérédité, la coexistence chez plusieurs membres de la même famille et aussi le début dans l'enfance et la première adolescence, rarement à un âge plus avancé : formes familiale et héréditaire, c’est le grand point de leur histoire ; c’est aussi le point essentiel de l'ostéopsathyrosis.
Celte comparaison de l’ostéopsathyrosis et des myopathies atrophiques si on l’admet, nous conduit-elle à une vue pathogénique nette, et ces considérations nous permettent-elles d'apporter un argument même théorique (car
op
l'absence d’autopsie est complète) à l'hypothèse que nous avons émise que l’ostéopsathyrosis doit être détruite en temps qu'entité morbide? Notre comparaison nous permet-elle de la rattacher à une maladie ou à une influence du système nerveux? Non, si l’on s’en rapporte aux faits seuls que nous venons d'étudier. Il semble en effet que dans les atrophies musculaires comme dans les ostéopsathyrosis il y ait deux camps tranchés: d'une part atrophie musculaire avec lésion centrale ou périphérique, classe comparable aux fractures des tabétiques, d'autre part, myopathies dans lesquelles on ne trouve d’après les travaux les plus récents, ni lésion périphérique, ni lésion centrale de quelque nature que ce soit, dernière classe que nous comparons à la fragilité constitutionnelle.
Mais déjà, dans les myopathies on trouve des formes anormales dont le type Charcot-Marie est une des plus curieuses. Dans celui-ci on voit associés aux caractères que l’on a coutume de considérer comme caractéristiques des myopathies, c’est-à-dire l’hérédité et la forme familiale des caractères qui sont le propre des atrophies myélopathiques, douleurs, crampes, troubles sensitifs, secousses fibrillaires, réaction de dégénérescence, caractères déjà remarqués dans la forme Aran-Duchenne.
En présence de ces formes mixtes, certains neuro- “pathologistes ont pensé qu'il pouvait y avoir là communauté d’origine. Déjà Vulpian et Charcot ont émis cette hypothèse d'une trophonévrose réflexe pour les atrophies d’origine articulaire et elle est admise aujourd'hui presque sans conteste. Analysant un récent travail de Ferrier (1), M. Tala-
(1) British medical Journal, 30 septembre 1893.
Puy NE
mon (1) en arrive à se demander si pour toutes ces atrophies musculaires, l'hypothèse’ d'Erb n’est pas la seule vraisemblable.
La trophonévrose centrale invoquée par lui pour les atrophies myopathiques dit M. Talamon : « est une hypothèse légitime qui explique bien mieux l’hérédité et la marche progressive de l’atrophie musculaire que l'idée d’une lésion primitive du muscle.
Nous nous demandons si les analogies que nous avons trouvées entre ces myopathies et les ostéopsathyrosis ne nous permettent pas d’invoquer pour les fractures soi-disant physiologiques des os une même explication. En l’absence d’autopsie la lecture de nos deux observations dans lesquelles pour la première fois se trouvent notés des antécédents nettement nerveux à côté des caractères de famille habituels nous a inspiré cette hypothèse. M. le Professeur Charcot a démontré d’une part que les fractures spontanées dans les affections du syslème nerveux, étaient la conséquence de lésion nerveuse ; d'autre part, traitant des atrophies musculaires il a formulé la conception suivante que tendent à confirmer les travaux les plus récents . « Toute amyotrophie musculaire est le résultat direct ou indirect d’une lésion des cornes antérieures de la moëlle.En présence des analogies entre les myopathies et les ostéopsathyrosis, analogies étudiées précédemment, nous pensons que la même hypothèse (vérifiée pour les fractures dans
(4) Médecine moderne, 25 octobre 1893.