‹ Contribution à l'étude de la fragilité constitutionnelle des osChapitre 6 sur 13 · PAR ER · texte numérisé non relu

PAR ER

L'atrophie musculaire progressive d’Aran-Duchenne, tant étudiée, qui d’abord semblait devoir engloher toute les atrophies musculaires, existe réellement comme entité morbide, formant le point capital du groupe des amyotrophies d’origine centrale ou. myélopathiques : là point de contestation, il existe une lésion isolée des cornes antérieures de la moëlle apparaissant dans l’âge adulte. Ses manifestations initiales sont caractéristiques, l’atrophie débutant par les muscles des éminences thénar et hypothénar, les muscles atteints étant le siège de contractions fibrillaires, la réaction de dégénérescence y étant observée et point capital, cette affection étant individuelle.

La fragilité des os dans les maladies du système nerveux nous semble bien légitimement pouvoir être comparée à ces atrophies d’origine centrale ou myélopathique. Personne ne conteste plus l'influence si évidente du système nerveux sur la production de ces fractures, qu'il s'agisse de tabès, de paralysie générale, d’atrophie musculaire progressive ou encore de paralysie infantile où la notion d’atrophie est jointe à celle de la fragilité des os. Nous avons vu ailleurs à propos de la paralysie infantile que les aplasies prétendues par inaction étaient bien rapprochées des aplasies osseuses d’origine nerveuse.

À côté de ces atrophies d’origine centrale, il est un autre groupe formant la classe dite des atrophies névropathiques, liées à une uévrile périphérique (bien que l’on soil tenté de faire quelques réserves sur leur origine et d’admettre avec Erb qu'il s’agit là d'un trouble fonctionnel des cornes antérieures). Or ce groupe peut être aisément comparé à ces fractures spontanées dites pathologiques el que

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