CONCLUSIONS
I. — La gangrène pulmonaire, ou, plus exactement, lPabcès gangréneux du poumon, n’est pas toujours liée à la pullulation de germes anaerobies, mais est due, dans un pourcentage de cas assez grand, au développement d’un spirochête favorisant ensuite. la pullulation de microbes anaerobies du type Veillon, parmi lesquels peut se trouver le Bacille fusiforme.
Si ce rôle a été négligé jusqu’à ces dernières années c’est en raison d’imperfections de technique.
II. — Il ne nous est pas possible d’affirmer la spécifité d’un spirochête spécial ou, au contraire, de conclure à l’identité avec le spirochête de Vincent. Tout ce que nous pouvons dire, c’est que, morphologiquement, les Spirochêtes que nous avons rencontrés différaient, de par la taille, le nombre et la forme des Spires, avec le Spirochête de Vincent.
D'autre part, étiologiquement, nous n’avons pas retrouvé d’origine buccale à nos abcès gangreneux du poumon, origine qui est un des gros arguments pour les partisants de l’identité entre le spirochête de la gangrène pulmonaire et le Spirochête Vincenti.
III. — Cliniquement il ne nous a pas semblé qu’il y ait une grosse différence entre la gangrène pulmonaire due au développement des anaerobies et celle liée à la germination du Spirochête. Disons, cepen-
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dant, que l’abcès gangréneux à poussées successives nous a paru relever plus souvent de l’affection à Spirochèêtes.
IV. — Au point de vue thérapeutique, nos essais par l’arsenothérapie ne nous ont pas donnés de résultats décisifs. Nous n’avons simplement obtenu qu’une diminution de quantité et de fétidité de l’expectoration.
Le Pneumothorax artificiel n’a pu être pratiqué en raison de la longue durée de Paffection.
L'intervention chirurgicale s’est terminée dans un cas par une guérison relative.
Vu le doyen, Vu le Président de la Thèse, ROGER BEZANÇON
Vu et permis d'imprimer, Le Recteur de l'Académie de Paris,