‹ Contribution à l'étude de La GastrostomieChapitre 13 sur 32 · MIS · texte numérisé non relu

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cissement et oblitération de cette même fistule si on reste trop longtemps sans passer la sonde dans le trajet.

1° Elargissement de la fistule. — Nous ne nous attarderons pas sur ce point : nous avons vu que durant les premiers jours, la sonde servait à calibrer l’orifice (1); mais, laissée à demeure trop longtemps, cette sonde favorisera le relâchement des tissus cicatriciels, d’où béance de l'orifice fistuleux ; elle agira à la façon des anciens obturateurs et causera des accidents semblables à ceux relatés précédemment.

2° Rétrécissement et oblitération de la fistule. — Veiller au rétrécissement de la bouche stomacale, veiller à ce qu’elle ne se ferme pas, voilà une assertion paradoxale en apparence : plusieurs observations cependant sont venues démontrer que ces accidents ne sont pas si rares.

Cette année même, au mois de mai, M. le D' Schwartz rapportait le fait suivant à la Société de chirurgie (malade de l'observation VIIT) : « Il importe de surveiller attentivement le rétrécissement de la fistule: j'ai opéré en effet il y a huit mois, un homme atteint de rétrécissement de l’œsophage, et chez lequel la déglutition élait devenue si facile à la suite de la disparition du spasme œsophagien, qu’il a omis de cathétériser sa fistule : e//e s’est oblitérée, et j'ai dà reponctionner l'estomac et remettre une sonde. Seulement, j'ai eu alors la mauvaise idée d'attirer l’estomac : il en est résulté de l’incontinence du suc gastrique. »

Le malade qui fait le sujet de l'observation n° XVI, a vu également sa fistule s’oblitérer par suite de sa négligence à la cathétériser. Il a dû subir une seconde gastrostomie.

(1} Crawrronnière, Société de chirurgie, mai 1900.

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Cet accident se produit souvent chez les malades, atteints de rétrécissement cicatriciel de l’æsophage, chez les malades guéris qui peuvent s’alimenter par la bouche quand le spasme œsophagien a disparu. Il faut donc y veiller, et, suivant le conseil de Reclus, le prévenir par un cathétérisme régulier.

Cette régularité dans le cathétérisme peut ne pas suffire : nous avons vu chez le malade de l'observation XII, que le passage de la sonde peut être quelquefois difficile ; cet homme pourtant n’absorbait aucun aliment par la bouche et il était alimenté par sa fistule quatre fois par jout ; il fallait souvent pour favoriser l'introduction de la sonde, enduire son extrémité de quelques gouttes d'huile, et à plusieurs reprises l’on a dù laisser pendant plusieurs heures la sonde à demeure.

Quelques auteurs ont conseillé l’usage de tiges de laminaire ; celte manœuvre nous semble inutile et douloureuse, car la sonde remplira suffisamment le rôle de dilatateur.

Résumons en quelques lignes ce chapitre des soins consécutifs.

1° Alimentation. — 1° jour. Opération: Rien par la fistule à moins de cachexie extrême. Lavement nutritif.

2e jour. 250 grammes de lait avec œuf.

3* jour. 500 grammes de lait avec œuf.

Administré par petites quantités toutes les deux heures.

Les jours suivants, alimentation plus abondante et plus substantielle, jus de viande, bouillon.

Au bout de huit jours environ, alimentation en trois repas, avec lait, œufs, bouillon, viande crue, alcools, etc.

2° Cathétérisme régulier au moment des repas.

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Sonde à demeure pendant quelque temps s'il y a menace de rétrécissement. RARE

L'on pourrait reprocher, au procédé que nous avons décrit, de favoriser cette tendance à l’oblitération de la bouche stomacale ; mais, oùtre que‘ cet accident est rare, il est surtout imputable à la négligence : par des soins attentifs, il sera facilement évité. Supposons qu'il sé produise; le mal est réparable : d’ailleurs, une fistule qui tend à se r'étrécir ne vaut-elle pas mille fois mieux qu’une fistule incontinente avec ses accidents dus au suc gastrique ?

Ce reproche peut s'adresser à d’autres procédés : c’est ainsi que chez les malades opérés d’äprès la méthode de Marwedel, cette tendance à la sténose progressive a’ lieu surtout dans la porlion pariétale du canal. On y remédie comme il a été indiqué. | Nu A |

Le malade porteur de sa bouche stomacale à donc appris à s’alimenter lui-même. Il va jouir maintenant du bénéfice de son intervention, jusqu'au jour plus où moins rapproché où l'évolution de son néoplasmele conduira au terme fatal : car, dans les rétrécissements cancéréeux, la gastrostomie n'est hélas qu’un traitement palliatif: cependant, c’est une Opéralion précieuse qui donne au malade de nouvelles armes pour lutter plus ou moins longtemps contre la cachexie progressive, lui assure une alimentation intégrale, grâce à l’étanchéité parfaite de sa fistule, et elle lui procure ainsi une survie quelquefois inespérée.

OBSER VATIONS

OBservariON L (Recueillie dans le service de M. Scuwarrz).

Cancer de l’œæsophage. — Gastrostomie. — Survie de un mois.

: B... Vincent, 49 ans; garçon de bureau.

Entre à l'hôpital Cochin, salle Gosselin, le 4er août 1893.

Pas d'antécédents. .

Depuis 2 mois, a ressenti une douleur violente à l’orifice supérieur de l'œsophage, lors du passage des aliments. Ceux-ci sont rejetés presque aussitôt après leur injection.

L’olive est arrêtée à 33 centimètres.

Pas d’adénite.

4 août. — Gastropexie.

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