‹ Contribution à l'étude de la gentianeChapitre 27 sur 72 · SUITE DU TRAITEMENT DE L'EXTRAIT DE GENTIANE PAR L'ÉTHER ACÉTIQUE · texte numérisé non relu

SUITE DU TRAITEMENT DE L'EXTRAIT DE GENTIANE PAR L'ÉTHER ACÉTIQUE

Quand l’éther acétique qui a traité l’extrait de gentiane ne

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laisse plus, par concentration et refroidissement, déposer de gentiopicrine et de gentiamarine, on le distille à siccité. En l’épuisant alors successivement par l’éther de pétrole, l’éther ordinaire, le chloroforme, l’eau et l'alcool, on arrive tout naturellement à en faire une analyse immédiate à laquelle rien ne doit échapper.

I. — L’éther de pétrole distillé laisse des graisseset de la cholestérine.

IL. — L’éther ordinaire donne le gentianin de Henry et CavenTou, privé de graisses. Traité par une petite quantité d'alcool froid, ce gentianin abandonne de la gentisine. L’alcool s’est emparé d’un acide soluble dans l’eau et de deux glucosides très amers, l’un soluble dans l’eau, l’autre insoluble.

INT. — Le chloroforme extrait deux glucosides : l’un soluble dans l’eau, l’autre insoluble.

IV. — L'eau prend la gentiamarine et la gentiopicrine restées en solution dans l’éther acétique.

V.— Le résidu de ces opérations, traité par une petite quantité d'alcool, abandonne encore de la gentisine pure.

ÏJ. — Corps SOLUBLES DANS L'ÉTHER DE PÉTROLE

Graisses et cholestérine

La racine de gentiane contient des graisses déjà vues en 1821 par Henry et Cavenrou. Selon Harrwicx et UHLMANN (Arch. der Ph. 1902. T. 240, p. 471) ces graisses sont incomplètement saponifiables. Ils en ont conclu que la matière grasse de la gentiane se comporte comme une graisse ressemblant aux graisses cholestériques (ein den Cholesterinfetten ähnliches Fett); et, de fait, ils la virent donner les réactions de Hesse, de LieBermann et de SazxowskI. Mais ils n’ont

pas effectué de saponification régulière et n’ont pas isolé de cholestérine.

Nous avons repris cette étude. Les corps extraits par l’éther de pétrole dans le traitement précédent ont été dissous dans l’alcool à 90°, puis chauffés au BM bouillant, pendant 2 heures, en matras scellé, avec moitié de leur poids de potasse. On a chassé l’alcool, repris le résidu par l’eau et agité avec une grande quantité d’éther. Les savons sont restés dissous dans l’eau. L’éther distillé a laissé comme résidu une matière cireuse, donnant les réactions de Sourr et de SALKOWSKI.

Ce produit a été traité par l’alcool à 90° bouillant. L'alcool par refroidissement a laissé déposer un corps ayant , ——14°, tandis que l’eau-mère était dextrogyre. En reprenant le corps lévogyre par l’alcool à 90° bouillant, on a vu son pouvoir rotatoire s'élever à — 18, — 20°, — 25° et enfin a, — — 28°5 qu'il n’a pas dépassé. Ce corps donne au plus haut degré les réactions de la cholestérine.

Elle fond au bloc Maquenne à 1410-142°.

Son point de fusion et son pouvoir rotatoire qui ne coïncident avec aucune des cholestérines connues paraissent en faire une espèce nouvelle : ce serait la genfiostérine.Elle est deux fois moins soluble dans l’éther que la cholestérine ordinaire.

L’eau-mère de la première cristallisation de gentiostérine est évaporée et reprise par l’alcoo!l à 80° bouillant.Par refroidissement on a obtenu des cristaux dont le pouvoir rotatoire dextrogyre s’est élevé, par cristallisations répétées, à &, — + 3105.

Ce corps paraît appartenir au groupe des cholestérines. Je ne puis que le signaler ici.

La faible quantité de ces deux corps, qu’on a retirée des graisses de gentiane, n’a pas permis d’en pousser l'étude plus avant. De 40 gr. de graisses, on n’a finalement obtenu guère

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plus de 1 gr. de chacun d’eux, après les multiples cristalli- sations auxquelles on les a soumis.

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