CONSTITUTION
Toute la zone lagunaire est tapissée de vase amenée par les cours d’eau. Celle-ci s'’accumule de préférence contre le cordon littoral, surtout vis-à-vis de l'embouchure d'un grand fleuve (Ouémé à Porto Novo). C’est ce qui provoque le déplacement de la lagune vers le nord et contribue à laisser abrupte la rive septentrionale.
En mème temps se produit un colmatage général, particulièrement sensible sur les lacs. En certains endroits la vase est devenue compacte (bas Ouémé, Hévé, etc.) et son épaisseur est assez faible (4 mètre) ; mais dans les lagunes où l’eau demeure stagnante sa consistance n'est souvent qu'apparente. Lorsqu'il s’est agi de faire franchir certaines d’entre elles par la voie ferrée, on a cherché à les combler partiellement de façon à établir un petit remblai. À mesure que les matériaux étaient accumulés sur la vase, ils s'enfonçaient par leur propre poids : à la lagune d’Avrankou, le remblai ne devint définitivement stable que lorsque ses matériaux atteignirent une profondeur de 27 mètres (1).
En général, le colmatage du système lagunaire se poursuit d'une façon continue, mais procédant par des saccades correspondant aux crues annuelles des rivières. La seule entrave appréciable apportée au colmatage du lac Nokoué est l'ouverture de la communication à Cotonou,