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nr ; inédite (1).
Donanraon. — Carte du secteur de Savé (
Toutes ces cartes ne correspondent pas rigoureusement entre elles. Les causes d’erreur sont de trois ordres : insuffisance des coordonnées astronomiques, variations de la déclinaison, étalonnage médiocre des instruments de mesure.
La première de ces causes d'erreur est imputable à toutes les cartes, car si l’on considère comme bonnes les observations relatives à la latitude, en revanche les déterminations de longitude publiées jusqu’à ce jour, ayant été obtenues par transport de temps, sont pour la plupart discutées.
En ce qui concerne la déclinaison, les cartes marines donnent 16°20" pour 1895, mais c’est nécessairement une valeur moyenne, car elle est fournie pour toute la côte du Dahomey. Pour les mêmes régions, M. le capitaine Fourn a indiqué pour 1904, une valeur de 13°45", ce qui, en tenant compte de la variation séculaire, ferait encore une différence de 2° environ avec le chiffre précédent, el cela ést très appréciable.
D'autre part, il est peu probable qu'il ait été fait des observations relatives aux variations locales pour le Haut-Dahomey, à l'ouest du méridien de Paris, de sorte que, suivant les valeurs adoptées pour la déclinaison, certaines régions se trouvent reportées à 20 kil. de différence sur des cartes également bien faites.
Enfin, si les distances ont été soigneusement repérées pour le Bas-Dahomey et sur l'itinéraire de M. le Commandant Cambier; il n'en est plus de même ailleurs, où bien des longueurs ont été mesurées au pas, voire même à la vitesse.
Cependant.les erreurs ne s'ajoutent pas indéfiniment. En effet,
{. En outre, M. l’Administrateur Geay a eu l'obligeance de me donner des renseignements verbaux relativement au cours de la rivière Adjiro.
sur les routes fréquentées, les levés, composés souvent de polygones fermés, ont été fréquemment rectifiés et les longueurs on vent mesurées à la chaîne ; par conséquent, les erreurs locales sont diminuées ou compensées. D'autre part, les limites de la colonie ont été déterminées au moyen de coordonnées astronomiques, dont l'erreur maximum est évidemment faible. Or, il est évident que l'erreur totale, sur l'itinéraire le plus long, est nécessairement moindre que celle faite en déterminant les limites dans lesquelles il se trouve. Et il y a des chances pour que cette erreur totale se répartisse à peu près également entre les points extrèmes puisque les levés ont été effectués dans les deux sens. Donc, au point de vue de la planimétrie générale, on est qualifié pour ürer parti des documents mentionnés, du moins à l'échelle adoptée.
Les itinéraires que j'ai relevés sont peu longs. Ils avaient généralement pour but de relier deux points connus, vérifier une route douteuse, ou déterminer la position et l'emplacement d'un gisement. Dans tous les cas, j'ai admis les deux points extrêmes comme suffisamment établis. Les azimuths étaient pris à la boussole Peigné, les longueurs comptées au pas étalonné, ou pour les petites distances à la corde ou à la chaine.
Mais je me suis attaché surtout à déterminer par des tours d'horizon la position des hauteurs qui n'étaient pas encore indiquées sur les cartes. L'ensemble des visées parfois très nombreuses (jusqu'à 60) faites d'un sommet sur tous les points remarquables visités auparavant, puis rapportées sur les meilleures cartes, a permis de fixer ce sommet avec une approximation au moins égale à celle que comporte l'échelle de la présente carte.
Dans toutes les cartes citées précédemment le relief relatif est
seul représenté, soit par des courbes correspondant à une cer-
taine hauteur de commandement (50 à 100 mètres), soit par des hachures figurant le terrain (1). Ce relief, s'il n’est pas complet, est du moins parfait pour un certain nombre de cartes, pour les autres, j'ai modifié dans la mesure du possible le dessin trop
A. L'altitude n’est exprimée que dans les cartes de MM. Godel, Cambier, Fourn et Meunier et dans certaines cartes allemandes.
incorrect. Enfin, le relief des régions sur lesquelles on n'avait jusqu'à présent que des renseignements insuffisants à été supprimée (1).
L'altitude d'un certain nombre de points de la colonie à été déterminée :
1° Le long de la voie ferrée (construite et en projet) par les officiers du génie ;
20 Dans les autres points de la colonie, par les fonctionnaires el officiers, au moyen de baromètres. Ces mesures comportent des erreurs difficiles à évaluer : M. le Gouverneur du Dahomey a bien voulu me donner connaissance de rapports ofliciels dans lesquels un certain nombre de ces altitudes ont été consignés ; quelques-unes ont été portées sur la carte.
Au cours de mon voyage, je n'ai pas tenu compte des indications du baromètre. Par contre j'ai déterminé le plus souvent possible la hauteur de commandement des sommets rencontrés.
Fig. 4. — Mesure des hauteurs de commandement.
J'ai opéré avec la boussole Peigné qui permet d'obtenir : 1° l'angle que fait avec l'horizontale une ligne de visée passant par un sommet, 2° la distance du point B (Fig. 1) (d'où la visée est
1. Dans la carte au 1/1.256.000 les accidents du relief ont été représentés par des courbes fermées correspondant à leur trace sur le plan horizontal passant par leur pied. Ces courbes ont été souvent schématisées. Etant donnée l'échelle adoptée, il est évident que les sommets trop voisins d'un même massif n’ont pas élé indiqués. Par contre, les courbes représentatives des accidents peu étendus ont été exagérées. Enfin certains sommets très peu importants ont été marqués, afin de traduire, dans la plus large manière possible, le relief de la contrée.
faite), au pied de la perpendiculaire 4 passant par le sommet considéré. Ces deux données permettent de calculer la hauteur du sommet au-dessus de B..
Pour obtenir la distance aB, il faut évidemment considérer un triangle dont ces points soient deux des sommets. Afin d'éviter les calculs, le 3° sommet C était choisi de manière qu'il formât avec B et a un triangle équilatéral. Pour cela, il n'y avait qu'à faire du point B deux visées : Ja première sur A, la seconde faisant avec la première un angle plan de 60°. On avait ainsi les deux directions Ba, BC. En se déplaçant sur BC jusqu'en un point d’où une nouvelle visée sur A faisait un angle de 60° avec la direction CB, on obtenait la position de C, et la longueur BC, mesurée, était égale à la longueur Ba cherchée.
Si l'on admet que l'erreur de la lecture de la boussole Peigné ne dépasse pas 1° et que la longueur de la base mesurée est exacte à moins de 1/30 près, ce qui est vrai lorsqu'on se sert d'une chaîne, le calcul permet de connaitre avec quelle approximation on arrive à déterminer la hauteur cherchée.
En supposant que toutes les erreurs de lecture et de mesure s'ajoutent, ce qui est peu fréquent, et en prenant pour longueur extrème de base 300 mètres, pour angles extrêmes 10° et 309, le calcul montre que l'approximation obtenue est, dans le premier cas, de !7 0/0 ; dans le second, de 10 0/0. Admettons même que d’autres causes d'erreur viennent s'ajouter, et nous verrons que, dans les cas les plus défavorables, la hauteur de commandement des sommets est obtenue avec certitude, au 1/5 près. Etant donné le peu d'importance des accidents rencontrés l'erreur ne se traduira pas par des chiffres élevés. IL était indispensable de l'établir afin d'éviter les critiques auxquelles on est sujet en fixant arbitrairement des hauteurs rencontrées.
Dans la carte géologique, étant donnée son échelle, il n'est pas possible d'indiquer les formations superficielles, sauf cependant dans le cas où celles-ci sont suffisamment puissantes pour masquer partout les terrains sous-jacents et lorsqu'elles se traduisent par un modelé caractéristique. Dans tous les cas, vu l’impossibilité de figurer les affleurements trop peu étendus, chaque
+ teinte indique seulement la formation dominante d’une région. Enfin, la surface représentative des terrains remarquables, mais
peu étendus, a été nécessairement exagérée.