‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 127 sur 276 · Sable argileux jaune · texte numérisé non relu

Sable argileux jaune

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2. Gros nodules de limonite concrétionnée fond du puits. 1. Sable argileux jaune

Au-dessus de la résidence de Bopa, la terre de barre, riche en graviers, affleure sur le plateau (altitude env. 60 mètres). Puis, au voisinage du point culminant, on remarque quelques rognons épars d'un grès compact lequel est en place, deux mètres plus bas, sur l'autre versant.

Ce grès est formé d'éléments ferrugineux et quartzeux assez grossiers, réunis par un ciment siliceux leur donnant une grande

matage de l'embouchure du ruisseau, qui descend du plateau, par les vases Jacustres.

Ce marécage est occupé, dans sa région centrale, par un petit village établi sur une élévation de moins d’un mètre, mais où le sol est formé de sable qui sert de transition entre ia lerre de barre et la vase des régions inondées.

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cohésion. Ces éléments, aux dimensions très variables, si bien qu'ils peuvent constituer un conglomérat, sont disposés en lits parallèles indiquant des dépôts successifs très irréguliers laissés par les eaux superficielles.

Ce grès ne s’observe jamais en bancs compacts mais en nodules souvent bien arrondis (moins de trois décimètres de longueur), résultant sans doute du démantèlement d'une couche continue. Celle-ci s'est formée à une-altitude très constante, toujours au voisinage du sommet des collines, et a dû fortement contribuer à assurer et à maintenir la topographie de la région.

Au voisinage du sommet du plateau dominant Bopa et sur une partie du versant sud-occidental, les nodules de grès à ciment siliceux sont très nombreux et certaines parties d'entre eux sont très riches en fer. Plus bas, ils font place à la terre de barre dans laquelle les graviers sont abondants, et l'aspect de ceux-ci donne à penser qu'ils pourraient provenir de la désagrégation des grès.

in redescendant, toujours surla route de Sahoué Ahouloumé, on rencontre de nouveaux rognons d'un premier grès, analogue au précédent, mais à grain plus fin, et d'un second dont le ciment est riche en hématite; puis le grès de Bopa domine seul à nouveau.

Le fond du thalweg compris entre la hauteur de Bopa et celle de S. Ahouloumé est occupé par de la vase argileuse, marquant le lit d’un petit torrent qui vient s'épanouir dans le marécage au sud de Bopa.

En remontantsur le plateau vers S. Ahouloumé, apparaissent successivement une argile rouge, puis la terre de barre. Celle-ci, de bas en haut, est d'abord très riche en sable, puis normale, et, à partir du milieu de la colline jusqu'au voisinage du sommet, elle contient le grès de Bopa, en nodules disséminés situés à 0 m. 50 ou { mètre de la surface. Ceux-ci sont surtout abondants à environ 1.500 mètres avant S. Ahouloumé. Au-dessus, ontrouve encore des nodules de grès, mais à ciment ferrugineux, puis un grès très fin à hématite, susceptible de former des assises puissantes, mais qu'il ne m'a pas été possible de suivre d’une façon satisfaisante.

Entre Sahoué Ahouloumé etS. Doutou, la dépression est occupée, sur la route principale, par de la terre de barre à flanc de coteau, et, au fond du thalweg, par de la vase argileuse. Mais en remontant vers S. Doutou, au voisinage du sommet, le grès de Bopa réapparait, figuré pardes nodules peu volumineux (0 m. 10). Au-dessus se présentent successivementde l'argile rouge (0 m. 10), puis du conglomérat ferrugineux (0 m. 15), et enfin de la terre de barre. |

La portion du plateau dominée par S. Doutou marque, vers l'ouest, la fin des formations gréseuses. On retrouve celles-ci dans la portion de plateau Séhoumi-S.Ahouloumé, notamment à Onhoué. Dans cette localité, il existe une dépression profonde au fond de laquelle on à creusé une sorte de puits en entonnoir où l'eau suinte continuellement. Lorsque du haut du village (case du chef) on descend au fond du puits, on rencontre successive-, ment les couches suivantes :

-8. Terre de barre (3 mètres).

7. Grès de Bopa (8 mètres), à grain très irrégulier d'un nodule à l’autre. De même que partoutailleurs, la couche primitive a été désagrégée en couches d'épaisseur variable, comme l'indique le groupement des nodules. Sur un certain nombre de ceux-ci, l’action érosive est demeurée très manifeste : elle y à déterminé des sortes de cannelures profondes et très irrégulières. D'autre part, la circulation lente des eaux superficielles a amené le dépôt d’hydrate de fer.

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