Grès ferrugineux à grain fin (0 m
2. Argile grise et terre végétale (formation superficielle) (4 m.).
1. Argile ocreuse constituant le niveau de drainage (0 m. 75 à 1 m.).
formations superficielles.
Le grès de Bopa se retrouve encore sur le sentier d'Onhoué à Sé, d'abord au voisinage immédiat du sommet, puis, au-dessous, en fragments enchassés dans un banc de grès de 0 m. 50 de puissance, à grain très fin et à ciment argileux, dont les teintes passent du jaune au rose. Plus bas encore, on voit une nouvelle épaisseur de grès de Bopa à éléments plus volumineux, mais toujours en nodules ; puis c'est de nouveau la terre de barre, jus-
qu'au thalweg, mais celle-ci enrichie de graviers provenant sans aucun doute des grès.
En face, en remontant le plateau par le sentier de Sé, on trouve, à mi-hauteur, une nouvelle couche de grès à ciment ferrugineux, très riche en fer. A Sé, qui marque une des extrémités du plateau des Adjas, il n'y à plus que de la terre de barre et du sable avec des graviers dans les dépressions.
C) BOPA VERS VOUN
Sur la route de Bopa à Voun apparait un éperon important, qui est, au nord, un lambeau du plateau des Adjas. À 3 kil. de Bopa, cette hauteur est d'abord formée par du grès ferrugineux, puis { kil. plus loin, par le grès de Bopa. Ces grès se continuent encore pendant 1 kil. environ et cessent dès qu'on abandonne la hauteur pour redescendre dans la région Tehi, correspondant à une formation géologique différente.
La présence constante d'une roche caractéristique comme le grès de Bopa dans la seule partie accidentée du pays Sahoué permet de tirer la conclusion suivante :
Le plateau des Adjas est caractérisé par la présence de grès qui en ont assuré le modelé. L'un de ces grès, à ciment siliceux, apparaît partout au voisinage de la surface, dès qu'une dépression permet de voir sous la roche détritique superficielle. Il repose généralement sur un grès ferrugineux.
En face de Bopa, à Couffonou, le lac Ahé se trouve également dominé par une hauteur d'environ 70 mètres, exclusivement constituée par des grès à ciment ferrugineux. À la base on voit à la fois un grès à gros éléments passant au conglomérat et un grès à grain fin; à flanc de coteau, un grès, également à grain fin, mais riche en éléments métalliques ; au sommet, outre le type précédent, qui domine, on à un grès très compact, à éléments très fins. Bien que légèrement différente, il faut rattacher cette formation à celles du pays Sahoué.
La hauteur de Couffonou se relie au sud à celle de Dodomé, que son modelé porte à considérer également comme gréseuse.
En 1904, j'ai bien rencontré au pied de cette colline un grès ferrugineux, mais dans les conditions trop peu satisfaisantes pour en tirer une conelusion quelconque : la colline tout entière étant recouverte de terre de barre. D'autre part, le long du lac, entre Couffonou et Ouango, il n'y a qu'une dépression marécageuse dont le fond est tapissé de vase argileuse, et, entre Ouango et Décamé, des zones sablonneuses dues au lessivage de la terre de barre.
Les grès se rencontrent encore certainement sur la hauteur au nord de celle de Pendji, et probablement aussi sur quelques-unes de celles qui dominent la rive gauche du Coufto.
Plateau de Dogba.
D'une constitution toute différente sont les plateaux gréseux de la rive gauche de l'Ouémé, qui occupent le pays compris entre, Dogba, Adjohon et Sakété. Ici, les grès, très grossiers, sont de consistance médiocre, ce qui tient à leur ciment toujours ferrugineux et peu compact. Ils forment par contre des bancs de 10 à 15 mètres de puissance qui dessinent de véritables plateaux au-dessus des régions environnantes, très basses. Ils limitent la rive gauche de l'Ouémé, un peu après Bonou, et par leur altitude, cependant médiocre, ils obligent le fleuve à décrire des méandres nombreux. [ls le dominent régulièrement par des falaises JHrbes notamment à Dogba et à Adjohon.
À Dogba, la falaise, haute d'environ 15 mètres, montre les éléments suivants :
5) Petits graviers quartzeux au milieu de grès superficiel désagrégé. :
4) Partie superficielle du grès grossier, rouge brun foncé et fortement cimenté par la limonite. On assiste au passage à la limonite compacte.
3) Banc de grès grossier ferrugineux rouge débité en gros blocs (10 m.).
2) Conglomérat ferrugineux provenant en partie des éboulis supérieurs.
1) Terre de barre au pied de la falaise, avec petits cailloux roulés.
A Adjohon, la constitution est très analogue.
3) Partie superficielle du grès, passant à la limonite. 2) Grès grossier en blocs volumineux. Ici, la roche se montre forinée
de lits successifs, aux éléments de grosseur très différente, à stratification entrecroisée indiquant, plus nettement que partout ailleurs, des dépôts torrentiels. | ;
1) Terre argileuse rouge, au bas de laquelle, sensiblement au niveau de l'Ouémé, affleure le niveau hydrostatique, marqué par la présence des sources.
Sur la rive gauche de l'Ouémé, la falaise d’Adjohon se continue par celle de Porto-Novo, exclusivement formée de terre de barre.
Les grès de Sakété sont identiques à ceux d'Adiohon, mais leur ciment est généralement plus consistant ; ils appartiennent à la même formation.
De même que pour les grès du pays Sahoué, ceux de la région d'Adjohon ne présentent une importance réelle que par le modelé qu'ils assurent.
On voit que les dépôts gréseux, exclusivement continentaux, sont assez abondamment répartis dans le Bas-Dahomey. Ils ont des origines multiples, mais sont normalement antérieurs à la terre de barre, qui demeure partout un dépôt superficiel.