‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 131 sur 276 · GISEMENTS DU PAYS DES TCHIS · texte numérisé non relu

GISEMENTS DU PAYS DES TCHIS

Les conditions défectueuses dans lesquelles j'ai parcouru le pays des Tehis ne m'ont pas permis d'y effectuer de nombreuses recherches. J'y ai retrouvé des calcaires, toujours en rognons fossilifères identiques à ceux de la Lama :

Au voisinage d'Aouimey ;

Âu village de Maoucouénou, et au delà de la zone boisée très dense qu'on traverse après ce village, sur la route de Tchi-Canwi;

Après Tchi-Canwi, à 3 kil. et à 4 kil. de ce village sur la route d'Ahomadégué (ou Ahomadegbé).

Partout ailleurs sur la route suivie, le pays est recouvert de vase argileuse noirâtre, et la terre de barre n'est visible — sur une très faible étendue — qu'au village d'Aouada-Hazui, notablement surélevé. Un peu avant Tandii, elle reparaît définitivement et on la retrouve au sud de-cette localité alternant avec le conglomérat ferrugineux tout le long de la route Lalo-Locossa.

Ainsi done, en me tenant strictement sur le sentier qui traverse le pays des Tchis et en me contentant des observations faites à la surface du sol, j'ai pu reconnaitre l'existence de plusieurs gisements calcaires. Si l’on tient compte de l'épaisseur de la vase superficielle, on se trouve obligé d'admettre que les formations calcaires sous-jacentes doivent être abondantes et étendues.

GISEMENT DE PENDJI

Sur la route de Voun à Bopa, la zone marécageuse se poursuit jusqu'au pied du plateau des Adjas. Vers l’est elle coïncide avec la limite des débordements du Couflo, à des distances variables (jusqu'à 4 kilomètres) de la rive gauche de ce fleuve, et se termine, sur le lac Ahé, par la région basse comprise entre le lit mineur du fleuve et Couffonou. |

Tout près de l'embouchure du fleuve, sur la plage de Pendji, on retrouve une sorte de glaise blanchâtre (avec des veinules

d’ocre jaune) analogue à celle de Bopa et à celle de la Lama (1) et dans laquelle se trouvent noyés, comme précédemment, des blocs calcaires, mais peu fossilifères. De même que les rognons de la Lama, ces blocs ont été débités par les eaux. Chacun d'eux n'offre pas plus de 0 m. 40 de côté, mais leur abondance et leur disposition permet encore de les considérer comme étant en place, d'autant plus qu'un certain nombre d’entre eux s'enchàssent exactement les uns dans les autres et représentent alors des masses atteignant 1 mètre de long.

Ici encore on ne trouve qu'un seul banc de blocs calcaires. L'épaisseur de l'argile, supérieure à 2 mètres, rend difficile les investigations que viennent encore compliquer le voisinage du niveau hydrostatique et les oscillations ae la marée.

La composition des blocs calcaires de Pendji est différente de celle des rognons de la Lama. Superficiellement, ils passent à un grès argileux blanc (0 m. 05) tandis que la partie inférieure a tous les caractères d’un calcaire compact (0 m. 10). Certains blocs, qui peuvent atteindre 0 m. 25 de longueur, sont formés, jusqu'à la périphérie, de couches concentriques indiquant des dépôts successifs autour d'un ou de plusieurs noyaux.

Au-dessus de la couche argileuse, qui se relève sous la colline de Pendji, on retrouve successivement /e long de la pente :

4. Conglomérat ferrugineux, caverneux, très dur, vernissé, éontenant des morceaux de quartz non roulé, des rognons isolés de limonite concrétionnée et des petits morceaux d’un grès à grain fin riche en fer. La partie supérieure de ce conglomérat, presqu'exelusivement formée de limonite, est remarquablement compacte ;

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