Parkinson, loc. cit
2, On constate en effet que dans le Togo, sur la rive droite du Mono, précisément à la hauteur de Missinicondji, se trouve une région marécageuse très étendue, désignée sous le nom de Sumpfgebiet Bado. Il est évident que cette région est le prolongement géographique de la Lama, et il n’y a pas de raison pour que cette région n'ait pas la même constilul on géologique.
dent justifiant l'hypothèse d’un décrochement vertical. Il est donc plus raisonnable d'admettre que la mer éocène venait simplement finir à la région cristalline, d'altitude médiocre, laquelle se terminait soit par une côte à pente assez douce comme dansle bassin du Mono, soit par une falaise d'altitude moyenne, comme aux plateaux d'Abomey et de Zagnanado. Dans ces conditions les plateaux gréseux du sud de la Lama auraient été tout entiers formés postérieurement, la mer éocène s'étendant d'abord librement vers le sud, comme tout porte à le croire. A quoi est dù alors le brusque relief de la bordure méridionale de la Lama, surtout formée de plateaux gréseux ? L'insuffisance de nos moyens d'investigation ne permet pas actuellement de le dire. En tous cas, il serait inexact de supposer que la Lama représente, du moins sur toute sa longueur, un ancien détroit limité au nord par des terrains cristallins, au sud par des terrains anciens ayant servi de sous-bassement aux plateux gréseux actuels. Ce qui doit écarter cette théorie, c'est qu'il semble bien que la zone calcaire se poursuive, en profondeur sous les plateaux gréseux (notamment celui des Adjas) montrant ainsi qu'aucune côte ne venait limiter la mer éocène (?) vers le sud.
Les régions voisines de la Lama.
A) L'OUÉMÉ ENTRE OUÉMÉTO ET DOGBA
Jusqu'à l'embouchure du Zou, cette partie du cours de l'Ouémé est considérée comme appartenant à la Lama. Au delà, jusqu'à Dogba, le fleuve traverse encore une région très mal connue, qui apparaît dépourvue de relief et qui est régulièrement inondée par les débordements du fleuve Sauf les objections que les recherches postérieures pourront fournir, cette région ne parait pas non plus devoir être détachée de la Lama.
D'ordinaire les berges sont très basses. Elles sont exclusivement formées des alluvions actuelles du fleuve, analogues à celles du Mono. Lorsqu'elles se relèvent un peu, elles présentent les entailles successives qui marquent les niveaux différents de chaque crue. À Sagon, les rives dominent exceptionnellement le
fleuve de quelques mètres : c'est le point où elles sont le plus hautes. Elles sont tailées à pic et laissent voir des lits de caillouts très fins, toujours d’allure sinueuse, provenant de dépôts torrentiels. Exceptionnellement on trouve en ce point un peu de terre de barre.
En face de l'embou chure du Zou, les berges laissent voir de nombreux dépôts torrentiels d'argiles diversement colorées qui forment comme des lambeaux au milieu des autres alluvions.
À Bonou, la rive a trois mètres environ de hauteur, cependant on se trouve encore dans la zone inondée, comme l'indiquent la nature du sol (argile noire) et la présence exclusive d'habitations construites sur pilotis.