ÉTENDUE, ORIGINE
Des recherches récentes (1) ont montré, ce qui était d'ailleurs naturel, que cette formation n'était pas particulière au Dahomev. Dans la Nigeria méridionale, on sait aujourd'hui qu'au sud de la région cristalline d'Abéokouta se trouvent des régions analogues à celles de la Lama et, en plusieurs points de la partie méridionale de la colonie anglaise, on a signalé des gisements fossilifères rapportés également à l'éocène. Il n’est pas douteux qu'il en soit ainsi pour le Togo, puisque le banc calcaire de Missinicondiji pénètre en territoire allemand, mais aucun des documents publiés jusqu'à ce jour n'en fait mention (2).
Il est malaisé de se faire une opinion sur les causes qui ont provoqué l'allure topographique — en fossé — de la Lama. La brusque dénivellation de cette région par rapport aux plateaux qui la bordent suggère tout d'abord l’idée d'un décrochement vertical.
D'après M. le Capitaine Fourn, on retrouverait, sous le plateau d'Ouagbo, un conglomérat ferrugineux analogue à celui de Kinta, et affleurant au même niveau. Comme j'attribue la formation du conglomérat de Kinta à la décomposition sur place de roches eristallines, il n'est pas impossible qu'il en soit de même à Ouagbo. Mais dans les deux cas, on ne connaît pas la roche sous-jacente, et le plateau d'Ouagbo reposerait-il sur des granites ou des gneiss, qu'il n'aurait jamais représenté qu'un ilot peu développé, car nulle part ailleurs au sud de la Lama, on ne se trouve autorisé à admettre la présence, sur de grandes étendues, de roches cristallines en profondeur. D'autre part le passage de la région calcaire à la région gneissique, le long du Mono, ne se traduit par aueun acci-