RÉGIONS SABLONNEUSES
Au voisinage de Locossa, entre le village et la dépression marécageuse ; à Zoughonou, dans un terrain en contre-bas ; enfin à 3 kilomètres de Sé, sur la route de Sé à Onhoué, le sol est recouvert sur une assez grande surface, d'un sable généralement très blanc. Les indigènes ont creusé en ces points des puits dont la profondeur maximum est de quatre mètres environ et qui n'ont de l'eau qu à l'hivernage. Dans ces excavations, à mesure qu'on s'enfonce, on trouve un sable à la fois plus blane, plus riche en argile et plusfin. A la base il se forme une sorte de grès argileux friable, mais qui peut acquérir une certaine consistance. Ces régions sablonneuses sont toujours entourées de terre de barre, qui les domine et à laquelle elles passent d'une façon toujours insensible. Il parait donc logique d'admettre qu'on est en présence de zones longtemps inondées dans lesquelles les eaux ont déterminé, un lessivage complet de la terre de barre et où, pour des causes qui nous échappent, les dépôts d'argile brune ne se sont pas effectués.