‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 140 sur 276 · TERRASSES DE GALETS · texte numérisé non relu

TERRASSES DE GALETS

En de nombreux points, situés généralement au voisinage du sommet des plateaux ou des ondulations du terrain, où bien encore dans le lit du Monoet de la rivière Sazué, le sol est recouvert en plus ou moins grande abondance de galets. Le gisement le plus typique est celui de Locossa, au sortir de ce village, sur la route de Lalo, dans une sorte de ravin où passe une petite rivière. À flanc de coteau et d'autant plus nombreux qu'on s'élève davantage, on trouve des galets ellipsoïdaux de quartz, légèrement aplatis, etdont le grand axe mesure, en moyenne, 6 à 7 centimètres. Leur abondance sur le sentier est telle, qu'on à parfois l'impression de marcher sur une route pendant l'empierrement. De part et d'autre, les talus, qui n'ont pas été remaniés montrent sur toute leur épaisseur des lits de ces galets, noyés dans l'argile noire alluvionnaire (PI. XV, 1). Ils sont toujours disposés de facon à avoir leur grand axe parallèle et toujours horizontal, ce qui indique bien un dépôt de fleuve. Des gisements identiques se retrouvent aux points suivants :

{o Au nord de la dépression marécageuse sur la route de Sazué Pota à Locossa ;

2° Au-dessus de la dépression marécageuse sur le sentier de Locossa, à 2 kil. avant ce dernier village ;

3° Sur la route de Lalo à Locossa, d'une facon à peu près constante, pendant 7 kil. environ depuis Locossa : soit que les galets se trouvent noyés dans l'argile brune, soit qu'ils aient été englobés dans un conglomérat ferrugineux ;

4° Sentier de Sounou à Houin, à proximité de ce village ;

5° A Tsikihoué, où ils sont cimentés par l'hydrate de fer ;

6° Sur la route de Parahoué à Oumkémé, en des points situés respectivement à 3 kil., { kil. et 0 k. 700 de ce dernier village ;

7° Sur la route d'Aïlémé à Oumkémé, à environ 1 kil. d’Aïlémé ;

8° Au-dessus de la dépression que domine Agokoué, sur le sentier d'Alovicoté à Agokoué ; É

9° À 500 mètres de Zoughonou, sur le sentiér de ce village à Sé ; 10° Dans le lit de la rivière Sazué, en aval du gisement calcaire précédemment signalé ;

11° Dans le lit du Mono : au-dessus d'Oumkéné, à Oumkémé même et à 2 kilomètres en aval :

11° A3 kil. en amont de Médenta ;

12° À Missinicondji, et en aval de ce village.

En de nombreux points, notamment pour tous les gisements dont Locossa est le centre, il est intéressant de constater que ces dépôts occupent un horizon constant, et que, selon toute vraisemblance, ils forment une zone continue. En outre, l'altitude à laquelle on les trouve à Locossä et aux environs de Parahoué, montre combien le régime du fleuve était différent de ce qu'il estaujourd'hui, puisque ces points dominent le lit actuel d'environ 30 mètres. Il ne semble pas douteux d'autre part que ces galets aient été apportés par le Mono, étant donné que la zone qu'ils occupent ne s'étend qu'à une certaine distance du fleuve actuel, le seul de toute la région.

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