‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 15 sur 276 · PLUIES · texte numérisé non relu

PLUIES

Les précipitations atmosphériques sont influencées par deux facteurs principaux : la position du soleil, la direction des vents.

Si le soleil, dans son mouvement apparent, se déplaçait seulement au-dessus d'une masse liquide, il déterminerait au-dessus de chaque zone au zénith de laquelle il passerait, une évaporation rapide. Chaque jour il échauflerait brusquement les masses de vapeur d'eau contenues dans l'atmosphère, et celles-ci, obligées de s'élever rapidement, ne tarderaient pas à se condenser et à retomber en pluie. C'est ce qui se passe surtout dans la zone équatoriale.

Ainsi la surface théorique qui représenterait la durée de la saison des pluies régulières serait limitée par deux courbes parallèles à celle des passages du soleil au zénith sur un graphique dont les mois figureraient la ligne des abcisses et les latitudes celle des ordonnées.

On voit tout de suite que pour les régions où les deux passages successifs du soleil au zénith sont suffisamment voisins, la surface parallèle à la ligne ascendante du mouvement du soleil va se réunir à celle qui est parallèle à la ligne descendante ; c’est-à-

1. On pourrait croire que ce n’est pas la branche de retour du grand courant aérien qui s'observe au nord de la colonie, mais tout simplement l'alizé. Or, pour que l’alizé se fasse sentir à la hauteur du méridien de Paris, il faudrait que la zone des hautes pressions se manifestât tout le long du 30° parallèle, comme elle existerait seulement au-dessus d’une sphère où il n’y aurait pas de continents. On sait au contraire qu’une telle zone continue n'existe pas, mais qu'il y a seulement un centre anticyclonique à la hauteur des Açores. C’est tout autour de ce centre que s’observe le grand courant aérien, superposé au Gulf-Stream dans sa branche occidentale et superposé aux régions désertiques dans sa branche de retour. On peut dire lout au plus que les alizés proprement dits ne figurent que dans la partie océanique, au sud des Açores, de cette vaste boucle.

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES 47

dire qu'à partir d’une certaine latitude, au lieu de deux saisons de pluies, il n'y en aura qu'une (Fig. 2).

Mais un tel graphique subit nécessairement des modifications lorsqu'il se rapporté à un continent, parce que lés quantités d'eau susceptibles, après évaporation, de se résoudre de nouveau en pluie, sont faibles relativement à ce qu'elles sont au-dessus de la mer. Pour qu'elles deviennent suffisantes, il faut l'intervention de la mousson. Le rôle de celle-ci est précisément d'apporter aux points de l'intérieur la vapeur d’eau dont elle s'est chargée à son origine et de compenser ainsi constamment la perte résultant de la chute de pluie.

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