VENTS
La présence d’une côte dans un pays tropical, surtout là où la masse continentale est aussi vaste qu'en Afrique, détermine sur le littoral l'établissement d'une brise régulière alternant deux fois par 24 heures dans chaque sens, quelle que soit la côte considérée.
En outre, on à vu qu'en raison de la position géographique du Dahomey, les variations atmosphériques saisonnières devaient être beaucoup plus fortes dans la région septentrionale qu'à la côte. C'est dire, par conséquent, qu'à une certaine époque de l’année, l'atmosphère sera beaucoup plus surchauffée au nord qu'au sud et qu'à une autre époque de l’année, l'atmosphère sera beaucoup plus surchauffée au sud qu'au nord. Dans le premier cas, il se produira un courant aérien de basse altitude remontant vers le nord, ce sera la mousson : elle aura lieu entre l'équinoxe de printemps et l'équinoxe d'automne, puisque c'est à cette époque que le soleil chauffe davantage les régions septentrionales. Dans le second cas, il se produira un courant aérien de sens contraire, un vent du nord (1).
Nous avons vu aussi qu'il existait un courant aérien de retour qui, au nord de la colonie, doit avoir une direction E.-W. Il est,
1. On serait tenté d'appeler alizé ce vent du nord, mais il n’y a pas avantage à lui donner un nom spécial, car, ainsi que nousle verrons par la suile, il ne\se manifeste pas d’une façon indépendante. D'autre part, il est préférable de n'employer le mot d’alizé que lorsqu'il s’agitde certains vents soufflant au-dessus des océans.
en effet, constant, mais il est plus ou moins appréciable, suivant la saison, en raison de son altitude (1). Lorsque la mousson s’établira et lorsqu'elle cessera, elle entrera en conflit avec ce courant aérien, et l’on sait que la rencontre de deux courants de ce genre engendre toujours une période d'orages qui disparait dès que l’un des deux courants aériens a définitivement refoulé l'autre.