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LA RÉGION DE KANDI ET DE BANIKOARA

La région de Kandi et de Banikoara est la plus septentrionale de celles où les roches cristallines apparaissent en decà de l'Atacora. Elle s’avance en coin entre les formations gréseuses du Niger et celles de la région de Zougou, dont je parlerai par la suite.

Elle est caractérisée, aux environs de Kandi même, par des hauteurs gneissiques (30 m. au village de Songpari) souvent formées de blocs superposés. Ces hauteurs sont quelquefois constituées uniquement par du conglomérat ferrugineux, comme dans la région de Bessaroupérou, en blocs de plusieurs mètres (accumulés les uns sur les autres), provenant de l'altération de roches identiques à celles qui forment les hauteurs voisines. L'examen du sous-bassement vient d’ailleurs confirmer à cette maniere de voir.

La roche typique de Kandiest un gneiss basique (1). Ses plans de schistosité sont orientés de Nm — 8° — E à Nin — 50° — KE. Il renferme des sortes d’amygdales quartzeuses contenant de la biotite et de l'’amphibole. Il est associé à des gneiss aplitiques et des pegmatites (normales et graphiques).

On retrouve également des gneiss avant Galla, à proximité de

1. Cette roche possède une composition minéralogique très voisine de celle des norites quartzifères ; cependant comme ses éléments sont orientés et disposés suivant des-zones parallèles, il v a intérêt à en faire plutôt un gneiss basique.

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la rivière Sekouma ; c’est, au nord, le dernier gisement des formations cristallines (1).

Vers le sud, les gneiss cessent presqu'immédiatement après Kandi ; vers l’est ils se prolongent fort loin du côté de Segbana. Je n'ai pas visité cette région, mais j'y ai fait recueillir un certain nombre de roches. Elles ressemblent beaucoup à celles de Kandi mais sont fréquemment masquées par le conglomérat ferrugineux et surtout par les grès.

Vers l’ouest, j'ai visité le pays jusqu'à l'Alibory et j'ai rencontré des roches de même nature que celles de Kandi. Ce sont, d'une façon presque constante entre Kandi et Tissarou, des gneiss traversés de filons de pegmalite, avec, à trois kilomètres à l’ouest de Songpari, une amphibolite(non en place il est vrai, mais certainement à proximité de son gisement). Puis, au delà de Tissarou, l'argile et le conglomérat ferrugineux dominent surtout. Le seul gisement un peu particulier se trouve à flanc de coteau lorsqu'on accède au plateau sur lequel se trouve Nanorogorou, à environ 4 kil. à l'est de ce village. On y remarque un gneiss (orienté Nm — 40° — E) traversé de filons et de larges amygdales de quartz, celui-ci contenant des enclaves de muscovite et des mouches métalliques.

Sur les bords de l’Alibory se rencontre le gisement le plus intéressant de la région. On y trouve les éléments ci-après, disposés sur la rive gauche suivant des directions sensiblement rectilignes et orientés parallèlement à la rivière (Nm — 16° — E).

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