‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 189 sur 276 · v. Ammon, loc. cüt · texte numérisé non relu

v. Ammon, loc. cüt

Il existe donc, dans cette partie de l'Afrique, une zone montagneuse, de constitution géologique homogène, possédant un développement de 700 à 800 kilomètres.

En territoire français, ce massif atteindrait sa plus grande largeur à la hauteur de Kouandé-Makéri, où il y aurait près de 80 kil. (1).

L'aspect typique de l'Atacora est le suivant (fig. 36) (2). Il est composé en son centre par un plateau régulier — plutôt un peu concave et souvent dépourvu d'accidents notables — limité, de

part et d'autre, par une série de bourrelets parallèles (de même

orientation que le massif, et disloqués normalement à leur direction) : ceux-ci occupant tout le reste de la zone montagneuse. Ces bourrelets, dont le nombre, la longueur et l'amplitude varient d'un point à un autre, sont peu élevés au-dessus du plateau, mais ils représentent cependant des accidents, importants pour la colonie, au-dessus du Gourma et du Borgou qu'ils dominent par des murailles verticales.

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Fig. 36. — Coupe transversale schématique du massif de l’Atacora, entre

Î Fopébirou et Pébourgou (enerte des longueurs edf 500.000’

Pour la hauteur des chaïinons sud-orientaux, j ai obtenu 90 mètres pour le sommet immédiatement au-dessus de Kouandé (alt.430 m.); les chainons en arrière de Lambounti (alt 410 m.?) ont

4. La plus grandelargeur absolue est en pays allemand, à la latitude d’Aledjo (100 kil.).

2. Dans la figure 36, les-hauteurs ont été un peu exagérées. L'échelle des hauteurs ne doit donc servir que comme indication, pour montrer les limites entre lesquelles les altiltudes extrêmes du massif sont susceptibles de varier.

une hauteur de commandement notablement plus grande, mais en tous cas inférieure à 150 mètres (1). Quant à l’arête culminante du massif, elle se trouve au-dessus des plaines du Gourma qu'elle domine d'environ 300 mètres. Desorte qu'en tenant compte de toutes les chances d'erreur dans lapproximation, on peut affirmer qu'en aucun point l'altitude absolue de l'Atacora français n'alteint 800 mètres. Mon opinion est qu'on pourra encore abaisser ce chiffre d'une centaine de mètres.

Ainsi définie, la partie de l'Atacora que j'ai traversée au nord du parallèle de Kouandé rappelle beaucoup, par son aspect, mais en réduction, la chaine du Jura, dont elle à déjà l'orientation.

Deux coupes transversales, effectuées dans chacune des deux chaînes, normalement à leur direction, mettraient en évidence cette similitude d'aspect. Mais la comparaison ne peut se poursuivre en ce qui concerne la constitution pétrographique des deux chaînes. Une autre différence importante est que, dans le Jura, les plissements sont la règle, tandis que dans l'Atacora ils sont beaucoup moins fréquents et toujours très localisés.

La zone montagneuse, qui à environ 35 kil. entre Maka et Pébourgou, atteint une largeur au moins double entre Kouandé et Makéri.

Grâce à l’obligeance de M. G. Cachelou, Résident à Kouandé, qui a bien voulu me communiquer ses carnets de route pour les parties comprises entre Ouabou (2)et Datori, Ouabou et Birni, j'ai pu compléter le tracé général de FAtacora, que j'avais fait entre Konkobiri, Pébourgou, Kouandé et Firou. (est donc la première fois que ce massif est représenté, dans la partie française, avec l'ampleur et l'allure qui lui conviennent. Comme on le voit, le tracé actuel est différent des précédents, notamment de celui de Grüner, le meilleur de tous ceux qui aient été publiés jusqu'ici.

Une des particularités de l'Atacora est la manière dont les chainons, sur le massif sud-oriental, se terminent brusquement dans le sens de la longueur (Fig. 37 et 38), de sorte que suivant la quantité des chaînons qui disparaissent, la largeur du massif

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