Hauteurs non mesurées
2 Ou Ouagou.
peut diminuer considérablement ; c'est ainsi que l'Atacora ne subsiste plus guère que par lambeaux au sud de Birni. Cette observation s'applique au massif tout entier.
6 Lam bovnt Fig. 37 et 38. — Chainons discontinus de l’Atacora, Echelle oi Les courbes de niveau sont simplement figuratives du ter-
rain (équidistanee approchée 40 m.).
Au nord du parallèle de Kouandé, l'Atacora se rétrécit également, tout d’abord au détriment du plateau du centre, et, à Compong, il se réduit à 5 kilomètres. Il se continue au delà cependant, mais par des accidents de moins en moins importants : Le Capitaine Baud, qui a seul traversé la région au nord de Compong, y a indiqué en effet une succession de petites collines
parallèles (1), ce qui est bien la caractéristique de l’Atacora.
1, Ce renseignement m'a été commuuiqué par M. Drot.
Enfin, sur le Niger, j'ai retrouvé les bourrelets caractéristiques du massif. On leur attribue une hauteur maximum de 40 mètres au-dessus du fleuve. À Bossia, ils sont notablement moins importants et, des principaux sommets de la région, on voit qu'ils ne tardent pas à se perdre sous les formations gréseuses.
Dans la partie occidentale moyenne, entre Pébourgou et Bantchango, la chaine est accompagnée de bourrelets parallèles situés à plusieurs kilomètres dans la plaine.
J'ai essayé de débrouiller les grandes lignes du relief de l'Atacora mais il ne faut pas se dissimuler que, sauf pour quelques itinéraires, la topographie tout entière est à faire. D'autre part, pour étudier la géologie, je me suis heurté à des difficultés de toute nature. Dans ces conditions il ne m'a été possible que de connaître la constitution générale du massif, et le détail des itinéraires suivis. Par ce que j'indiquerai, on verra combien €e travail est compliqué et tout ce qu'il reste encore à y faire.
Les roches qui constituent le massif de l'Atacora sont presqu'exclusivement des quartzites, dus à des dépôts reposant directement sur les gneiss et les micaschistes de la région de Djougou et en concordance avec eux. L'allure généralement horizontale des assises de quartzites n'est pas une preuve de non concordance avec les gneiss puisque nous avons vu que ceux-ci, aux environs de Djougou même, avaient souvent leurs plans de schistosité sensiblement horizontaux. Du reste, fréquemment, les bancs de quartzites présentent des voûtes très nettes, et dans certains points localisés, des redressements pouvant aller jusqu'à la verticale.
Au voisinage de ces points, les micaschistes et les gneiss apparaissent généralement et sont eux-mêmes redressés et toujours très laminés. De plus, et pour renforcer ce caractère, on trouve fréquemment associés sur le terrain des micaschistes et des quartzites (PI. VI, 2), et ceux-ci, dans tout le massif, sont toujours métamorphisés (quartzites micacés) avec des minéraux de fumerolles typiques communs aux roches sous-jacentes.
En général, les plissements ne s’observent bien que sur les chainons de bordure, lesquels ont été par surcroît l'objet de nombreuses dislocations normales à leur direction. Mais il faut
remarquer qu'en bien des points, si le sol n'était pas recouvert d'éboulis, on pourrait constater d'autres exemples du redressement des quartzites.
Ce qu'il faut donc retenir c'est que le massif de l'Atacora est une région reposant directement sur les gneiss et les micaschistes et qu'il est affecté des mêmes plissements. Je compte en tirer parti pour la détermination de l'âge relatif des formations qui s'y rencontrent.