Conglomérat efgrès ferrugineux
2. Grès argileux jaune, formation correspondantau type# de Lamordé, mais plus riche en quartz
1. Kaolin blanc, à l'état de pureté remarquable, profondément entamé par l'érosion.
Etant donné son aspect et son allure, tout porte à croire que ce dernier provient, comme à Djougou, de l’altération sur place de pegmatite. $
Le bas des pentes est recouvert de sable éolien, et le faux bras du Niger, qui limite l'ile de Say à l'ouest, est recouvert d'une argile compacte, craquelée par retrait.
L'ile elle-même est caractérisée par son ossature de quartzites sur lesquels se sont fixées les alluvions du fleuve.
Les petits seuils sans intérêt qui émergent aux basses eaux, en amont de Say, ne laissent voir que des grès et du conglomérat ferrugineux.
Cette description, qui nous permet de nous assurer de l'identité des formations sur les deux rives du Niger, montre bien de quelle manière celui-ci s'est creusé un lit à leurs dépens.
Nous avons en même temps les éléments pour connaître l'âge relatif de ces formations. Je les diviserai en trois séries :
1° Les roches anciennes, comprenant les schistes cristallins (gneiss, micaschistes). Toutes ces roches ont été affectées de plissements identiques elles ont souvent leurs plans de schistosité redressés jusqu à la verticale. Elles ont été traversées postérieurement par des roches éruptives, dont certaines sont en filons orientés comme les roches métamorphiques (granites, pegmatites, diabases, gabbros, etc.). ;
{. Un autre faciès du revèlement superlticiel est le suivant : 3. Limonite concrétionnée en blocs compacts.
2. Grès grossier ferrugineux passant au conglomérat. 4. Limonite pisolitique,
2° Les roches sédimentaires argileuses, qui sont des formations continentales (arkoses, grès, argiles) provenant du remaniement sur place des roches précédentes. Il n'estpas possible actuellement de leur donner un âge absolu. En raison de leur épaisseur en ceruns points, il est probable qu'elles se sont formées pendant une période fort longue.
3° Roches superticielles, riches en hydrate de fer. A la base de ces formations ferrugineuses, il faut placer un horizon de fer pisolitique pour lequel on peut admettre, avec M. Chudeau, l'hypothèse d'un dépôt lacustre. Cette formation est intéressante par son étendue, puisqu'on la rencontre fort loin au nord, à Kendadji par exemple, où je l'ai autrefois signalée.
Au-dessus de ce dépôt sont des grès grossiers et du conglomérat ferrugineux, alternant parfois, ce qui indique une variation de régime. Enfin les galets roulés occupent des zones différentes, y compris les plus superficielles. Ces dernières seules correspondent vraisemblablement à des stades variés de l'évolution du cours du Niger.
SAY À DITAPAGA
Avant d'aborder la description des plateaux gréseux de la partie méridionale du Niger français, j'indiquerai brièvement les principales formations comprises entre Say et Diapaga, ce qui permettra de relier la vallée du fleuve au Gourma.
La route suit le rebord du plateau nigérien, horizontal et recouvert de sable, jusqu'à Tananiadji. En ce point, la vallée du Goroubi, très large, découpe le plateau comme le fait celle du Niger. La partie inférieure est occupée par un granite à biotite désagrégé en boules, et la présence d’un tel.gisement, à environ 3 kilomètres au sud de Tananiadji, acquiert de l'importance par la présence de ceux, analogues, qui se trouvent dans le lit du Niger à moins de 10 kilomètres ; ainsi les formations cristallines continuent bien, là encore, à former le sous-bassement du plateau.
Plus au sud le plateau reprend, et, à cinq kilomètres de Tananiadji, se trouvent deux hauteurs jumelles, distantes de 2 kilomètres ; elles sont constituées par une argile jaunâtre, passant au
grès argileux identique à la couche { du gisement signalé sur la rive droite du fleuve, en face de Gabogouré.
Aux environs et partout ailleurs, le plateau est recouvert surtout de conglomérat ferrugineux. On peut considérer que ee plateau cesse, avec les caractères que j'ai indiqués précédemment, à là vallée du Diamangou, à proximité de laquelle on trouve une variété de grès à grain très fin, voisin des quartzites, et un peu de limonite pisolitique.
Au delà, le terrain devient largement ondulé, sans orientation caractéristique spéciale, puis le sable apparaît abondant, percé seulement, à environ 5 kilomètres au nord de Tamou, par des affleurements successifs de diabase écrasée et de granite normal.
Entre Tamou et Botou, le conglomérat ferrugineux demine. Dans cette dernière localité, les hauteurs auxquelles il donne naissance ont un profil trapézoïdal, comme celles de Djougou. Il est seulement probable qu'elles ont la même origine, car le granite normal, que j'ai vu à Botou, n'était pas en place, pas plus d'ailleurs que la granulite rencontrée à 10 kilomètres plus au sud.
Ce n'est qu'à mi-chemin entre Botou et la Tapoa qu'on rencontre des formations granitiques en place. Encore sont-elles profondément altérées par la kaolinisation de leurs feldspaths. Certaines d'entre elles ont gardé la structure originelle et le faciès de désagrégation en boules. Les autres sont entièrement réduites en masses argileuses blanchâtres. Dans ce dernier cas, elles sont partois surmontées par de la limonite pisoliltique, dont c’est le dernier gisement rencontré à l’ouest du Niger.
À parür de ce point jusqu'à Diapaga, le sol est entièrement recouvert de puissants dépôts superficiels (sable, argile, conglomérat ferrugineux). parmi lesquels les alluvions de la Tapoa dominent.