‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 218 sur 276 · LA LH · texte numérisé non relu

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elles occupent nécessairement une surface limitée entre les formations cristallines qui s'étendent au delà de la rive gauche du Niger et celles qui se poursuivent, du nord au sud, entre la région de Calabar (sur la côte) et Zinder.

Da côté du Togo, on à vu que les calcaires éocènes (?) traversaient le Mono à Missinicondji et pénétraient en territoire allemand. Bien qu'aucune publication n'ait encore signalé la présence de ce dépôt dans l'intérieur de la colonie allemande, il n'est pas possible qu'il n'y existe pas, au moins en profondeur ; et, sans aucun doute, l’'amorce de ce terrain est marquée au Togo, par la présence de la région marécageuse dénommée Sumpfgebiet Bado. Par contre, dans le Gold-Coast, une formation analogue borde l'océan (1). Elle disparaît certainement peu après, car, dans l’ouest de la-Côte d'Ivoire au moins, les roches cristallines se rencontrent sur le rivage même.

La région des massifs cristallins est extrêmement étendue. M. A. Lacroix (2) a signalé leur importance en Afrique occidentale. Pour les pays voisins du Dahomey, j'ai pu me rendre compte que ces roches couvrent une partie du Togo allemand et s’étendent fort loin dans la Nigeria. Dans cette dernière colonie on sait qu'elles commencent un peu au sud d'Abéokouta, où M. Parkinson signale un gneiss à grands éléments, qui donne naissance à des hauteurs identiques à celles des Dassas. De même que les roches cristallines déterminent les accidents du cours du Niger français, j'ai montré autrefois (3) qu'elles déterminent également celles du Niger anglais. Elles se prolongent donc nettement au delà du fleuve, toujours avec la même allure, au moins jusqu’à Badjibo au sud, peut-êtremêmejusqu'à Lokodja. On les trouve au nord jusqu'à Sakassi. En territoire allemand, les roches cristallines (éruptives et schistes cristallins) se poursuivent jusqu'à la

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