‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 220 sur 276 · v. Ammon, loc. cit · texte numérisé non relu

v. Ammon, loc. cit

2. A. Chevalier, — La forêt vierge de la Côte d'Ivoire in La Géographie, pp. 201-210. Paris, 1908.

3. La détermination de ces échantillons a été faite par M. le Professeur A. Lacroix. Ce sont nolamment des gneiss (Bérébv, Bliéron, Grabo, Mont Tou, Mont Copé), des gneiss à amphibole (Bassa, Tabou, Mont Tou, Mont Copé), des granulites et des pegmatites (Béréby, Bassa, Tabou, Bliéron, Grabo, Fort-Binger, Mont Niénokoué). En dehors de ces roches, très voisines de celles du Dahomey, certains types basiques, provenant de Tabou et du Mont Pô, sont assez particuliers. Ce sont des diabases et différents basaltes.

1° Le long du Niger, en amont de Sansan-Haoussa, au moins jusqu'à Dounzou (1).

2° Au nord du Gourma, jusque dans la région de Dori. Ces formations affleureraient à la base des accidents montagneux qui s'étendent encore entre Dori et le fleuve (2).

- 3° À l'ouest du Gourma, au moins dans une grande partie du Mossi, car les échantillons recueillis à la limite de cette contrée montrent que ces formations doivent se prolonger fort loin vers l’ouest, et ce que nous connaissons de la topographie du Mossi est loin de contredire cette hypothèse.

En outre les quelques indices que nous possédons sur la géologie de ces régions nous donnent à penser que les formations cristallines dominent dans toute la Boucle du Niger à la hauteur du 12° parallèle. On les retrouve notamment entre Kouroussa et Sotuba. Fait notable à signaler, les roches de cette dernièrerégion, d'après une description récente qu’en a donné M. Villiaume (3) seraient très analogues à celles du Dahomey et, de plus, elles affecteraient une orientation N. E.-S. W, c’est-à dire conforme à la direction du Niger supérieur (4).

4° Au sud du Mossi et de l’Yanga. Il est aisé de déterminer ici, avec précision, la limite des formations cristallines, car on sait (5) que le plateau de Bogou est constitué par des grès et que dans la région basse de Kantindi affleurent les roches métamorphiques.

Dans ces conditions, il n’est pas douteux que la puissante falaise qui s'étend de l’est à l'ouest au-dessus de la vallée du Sinebaga, ne marque au sud, du moins entre la Volta et la rivière Yanga, la limite des formations cristallines.

Quant à la région des quartzites, on a vu qu'elle s'étend

Page 1