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Carte manuscrite de M. le Lieutenant Desplagnes

3. Villiaume, Zæploration géologique et minière en Guinée française (conférence {3 avril 1908). :

4. Il serait intéressant de voir si, là encore, il y a relation de cause à effet entre l'orientation du réseau hydrographique et celle des”plissements, et si le fleuve, dans celte partie de sa branche montante, a également une origine ancienne comme ceux de la pénéplaine dahoméenne.

5, v. Ammon, loc. cit.

depuis le voisinage d'Accra (Gold-Coast) jusqu'au delà du Niger (région du W}). Elle comprend toute la région montagneuse: et s'étend un peu à l'ouest de celle-ci jusqu'à proximité de l'Oti (Yanga). La partie montagneuse offre les mêmes caractères en territoire allemand et en territoire français : elle est remarquable par l'uniformité des types pétrographiques qui la constituent et par la régularité de son allure (versant occidental continu et abrupt, versant oriental déchiqueté et moins élevé) (1).

Des formations analogues à celles de l'Atacora se retrouvent également, le long du Niger, au nord de Sansan-Haoussa. Le point le plus septentrional où on les rencontrerait sert, d'après M. Chudeau (2), Tosaye ; et, d’après les renseignements du capitaine Aymard et du lieutenant Barberac, signalés par cet auteur, on pourrait les suivre depuis Tosaye jusqu'à Hombori. Sur la carte de M. le Lieutenant Desplagnes (3), on voit bien une succession de petites hauteurs entre Tosaye et Hombori, mais celui-ci les considère comme constituées par des grès. Dans ce cas, il n'y aurait pas identité avec les roches de l'Atacora.

Il existerait également des formations semblables dans le Gold- Coast où, d'après M. v. Ammon (#) elles formeraient le plateau de Bogaro (au nord de Kpong).

Enfin, M. le Commandant Lenfant (5) a signalé la présence, au sud de Jebba, de rochers énormes «formés de granitoide et de grès rose ». La description qu’en donne cet auteur, ainsi que leur aspect etleur masse, rapprocheraient beaucoup ces formations de celles du W, c'est-à-dire qu'elles seraient des quartzites. Ce sont ces roches qu'on retrouverait à Lokodja, constituant l'énorme plateau qui domine le fleuve. Mais les renseignements

1. I est intéressant de noter que, de même que l’Atacora français détermine, à son extrémité septentrionale, la formation des coudes du Niger, il provoque également, à son extrémité méridionale (région de Kpong), des déviations du cours de la Volta.

2. Chudeau. Excursion géologique au Sahara et au Soudan, in Bull. Société Géol. Fr., p. 323. Paris, 4907.

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