‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 268 sur 276 · TOPOGRAPHIE · texte numérisé non relu

TOPOGRAPHIE

Le long des grandes routes suivies, j'ai pu faire de nombreuses observations de détail et de nouveaux itinéraires, non encore relevés, ont pu être portés sur la carte.

En outre, la position relative des différents accidents du reliel a été fixée avec soin, et sauf dans les régions où il était matériellement impossible de se rendre, j'ai visité tous les points dont le nivellement offrait quelque intérêt. Je me suis encore attaché à fixer, avec la précision que les moyens d'investigation dont je disposais me permettaient d'atteindre, la hauteur d'un certain nombre de ces accidents.

La position des collines de Lamma, d'Ouocpo, de Pira, de toute la région de Sinendé figure pour la première fois.

Les monts de Diguidirou, les monts Delcassé, les monts de Fita, d'Ouénoubérou, le plateau du Gourma; enfin et surtout l’Atacora français tout entier, aussi bien dans sa partie moyenne que sur les bords du Niger, ont reçu une interprétation entièrement différente de celle qu'ils avaient auparavant.

Au lieu de fournir simplement un certain nombre de détails statistiques relatifs aux régions visitées, j'ai essayé de donner une synthèse des variations météorologiques, le long d'une ligne méridienne de 7 degrés 1/2 d'amplitude, entre l'équateur et le désert. J'ai pu ainsi montrer qu'en ce qui concerne la température, les vents etles pluies, les variations étaient directementfonction des déplacements apparents du soleil et de la situation géographique. Et cela fournit une explication logique de ce fait que toutes les variations sont périodiques et qu'elles ont une éton-

nante régularité.

Pour toutes les régions du Dahomey, l'étude de la géographie physique apporte une nouvelle confirmation des théories actuelles. On y voit que le modelé géographique est bien fonction de

deux systèmes de facteurs différents : l'action des agents extérieurs d’une part, la constitution géologique d'autre part.

Il était intéressant de montrer, dans le détail, l'action de tous les agents extérieurs sur les différentes formations et cela nous à conduit à voir que chaque région du Dahomey s'individualisait des autres par un modelé très caractéristique.

Un point capital de la géographie physique du Dahomey était l'étude du régime hydrologique, caractérisé par l'allure torrentielle de toutes les artères, avec, pour effet immédiat, la dénudation rapide de tout le pays.

Il devenait en même temps indispensable d'exposer l'évolution du réseau actuel, permettant de comprendre à la fois son dessin particulier — marqué par le parallélisme de tous les cours d’eau (Niger excepté) et l'absence de ligne de faite coïncidant avec la ligne de partage — et l'allure de jeunesse de toutes les artères contrastant avec l'aplanissement si avancé de la surface du pays.

Les actions marines, bien que localisées dans une région peu étendue, ont une grosse importance, puisqu'elles ont contribué à l'établissement du cordon et des lagunes dont j'ai indiqué les râpides modifications. Parmi les actions mécaniques de la mer, j'ai décrit en outre la barre, dont j'ai donné une nouvelle interprétation.

Enfin un certain nombre d'actions physiologiques ont été indiquées. Certaines d’entre elles, comme la formation de matières charbonneuses, viennent fournir comme une sorte d'expérience aux théories qui ont été élaborées relativement à la formation de la houille.

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