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Fig. 86. - Réparlilion des groupements humains par rapport aux accidents géographiques.
554 RELATIONS BIOGÉOGRAPHIQUES
culier, le facteur qui intervient est la présence constante de l’eau pendant toute l'année dans le lit de ces grandes artères, d'où cette double conséquence : 1° qu'il s'y trouve du poisson en abondance, permettant d'assurer la nourriture de la population ; 2° que les communications sont largement facilitées. Pour ces deux raisons, qui ne s'appliquent pas à l'intérieur du pays, on conçoit que la population soit particulièrement dense le long de ces artères.
En dehors de la région côtière, si l'on cherche à synthétiser l'influence des accidents géographiques sur la répartition des villages, on pourra dire que, d'une façon générale, la partie centrale des plaines est rarement habitée, et que, /andis que les grandes rivières de l’intérieur font l'office de pôles répulsifs de la population, les montagnes ont été au contraire des pôles attractifs. Le fait est d'autant plus intéressant que c'est le contraire qui se produit dans nos régions.
Je me suis attaché à traduire graphiquement cette conclusion. Pour cela, j'ai indiqué sur une carte (fig. 86) {ous les villages connus des régions parcourues, ainsi que les principaux accidents géographiques (montagnes, grandes rivières). L'influence de ces derniers sur la répartition de la population est rendue ainsi d'une façon si manifeste qu'il n’est pas besoin d’insister.
Je dois ajouter enfin que cet état de chose est appelé à se modifier sous l'influence des nouveaux facteurs économiques que nous avons introduit dans le pays. Le chemin de fer, par exemple, ne peut manquer de devenir un centre d'attraction.
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Après le prodigieux effort de la conquête, après les remarquables résultats concernant la pacification et l'administration de nos domaines africains, où nous sommes parvenus à gouverner par des moyens en apparence disproportionnés (1), il était indispensable de développer le plus rapidement possible la mise en valeur de nos possessions. Il fallait par conséquent, avant tout, éluder un certain nombre de problèmes géographiques demeurés obscurs et surtout mieux connaître la nature des productions que les pays où nous nous étions installés étaient susceptibles de fournir. Il fallait en somme se livrer, suivant un mot qui à fait fortune, à un « inventaire méthodique ».
C'est dans cet esprit que M. le Gouverneur Liotard a bien voulu m'honorer de sa confiance et c'est dans cet esprit que ce travail à été concu.
Mais une entreprise aussi vaste que l'étude géographique, géologique et minéralogique d'une colonie comme le Dahomey ne saurait être le travail d’un seul.
Et c'est pourquoi je n'ai d'autre désir que celui de donner ici un premier aperçu de la question. Avant tout, le but de ce mémoire est de pouvoir être, pour les recherches ultérieures, un premier instrument de travail; aussi me suis-je efforcé d'y accumuler le plus de documents possibles et de lui donner sur-
. Il n'y a actuellement, dans toute la one du Dahomey, pas un homme à oipe ni européen, ni indigène,
tout un caractère descriptif, permettant mieux le contrôle et facilitant une meilleure mise au point des questions amorcées.
Mais une pareille étude ne doit pas seulement comporter l'énumération d’un certain nombre de faits acquis, il doit encore s'en dégager quelques idées générales. Dans le but de faire mieux ressortir celles-ci, les détails ont été toujours très condensés, beaucoup même ont été éliminés, et les questions ont été traitées dans un ordre un peu géométrique. Il en résulte forcément que des divisions factices ont été introduites, que certains sujets ont été trop simplifiés, mais il n'y a pas d'autre moyen de traduire, surtout dans une première description, les sujets si embrouillés et si complexes auxquels je me suis intéressé.
Par les renseignements d'ordre général qu'il est susceptible d'apporter, ce travail peut ‘encore favoriser les recherches des observateurs sédentaires, à qui il ne manque ni le temps, ni les moyens d'investigation, mais qui n'ont pas toujours l'occasion de se déplacer ef de connaître les régions voisines de celles où ils se trouvent. Et la contribution que ceux-ci peuvent apporter est énorme : avant que, sur les pays parcourus, nos connaissances soient aussi étendues que celles que nous possédons actuellement sur nos régions, pendant bien longtemps encore toutes les bonnes volontés trouveront à s'employer.
Bien qu'ayant indiqué à la fin de chaque chapitre les conclusions auxquelles me conduisaient les faits observés, je crois devoir résumer ici les principaux résultats acquis au cours de la mission
dont j'ai été chargé.
J'ai été amené à contrôler les nombreuses cartes préexistantes et à donner une meilleure interprétation du dessin géographique des régions parcourues.
La représentation de certaines régions a été largement modifiée : certains cours d'eau, certains massifs (l’Atacora notamment), sont indiqués avec l'extension qui leur convient, alors que certains autres ont entièrement disparu. En même temps les relations entre les différents accidents géographiques (rivières et montagnes) ont été coordonnées et interprétées.
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2 RÉSUMÉ GÉNÉRAL Do