‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 33 sur 276 · CHALEUR REÇUE · texte numérisé non relu

CHALEUR REÇUE

Dans le chapitre précédent, on a vu que la quantité de chaleur reçue par unité de surface, lorsque le soleil brillait, était considérable. Mais si l'on n'a pas les moyens de l’évaluer, elle n’en demeure pas moins facile à apprécier notamment dans les points dépourvus de végétation. Ainsi, vers le milieu du jour il est impossible de tenir la main sur certaines roches ; et il m'est arrivé de voir mes hamacaires souffrir très vivement en passant sur des sables chauffés depuis plusieurs heures, une fois notamment près : de Hueyogboué. La chaleur reçue est si intense qu’elle devient parfois visible par un heureux concours de circonstances. Voici comment : lorsque vers midi on place l'œil au niveau d’un banc de sable du lit desséché d’un fleuve, on voittrès nettement l'air chaud s’élever comme au-dessus d'un foyer ardent. Ce phénomène, qui cesse presqu aussitôt après que le soleil est masqué, est si net qu'il est possible de le photographier : après un temps de pose suffisant, les fonds sont parfaitement nets sur le eliché, sauf au niveau du banc de sable, où le trop rapide déplacement de l'air chaud vient donner une image floue.

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