‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 32 sur 276 · Pour des raisons de défense, le plus souvent · texte numérisé non relu

Pour des raisons de défense, le plus souvent

2. Si le pays au nord d'Abomey n'avait pas été dévasté par les incendies de brousse, la forêt existerait certainement jusqu’à une très grande distance de la côte. Mais ce ne serait évidemment pas la forêt dense, comme à la Côte d'Ivoire par exemple, mais simplement la forêt claire.

3. La grêle a été signalée à Porto-Novo les 9, 98 et 31 mars 1893 (Ann. du Bur. cent. météor. Paris, 1897), et jamais depuis.

À une tout autre cause est due la brume qui recouvre le pays (également pendant l'hiver) et qui est suffisamment opaque pour permettre d'observer directement le disque du soleil, qui apparait alors d’un blanc rougeâtre. Cette brume est formée par les particules solides entraïnées par l'harmattan, lorsqu'elles sont suffisamment ténues pour demeurer en suspension dans l'air

L'humidité peut aussi déterminer de la brume sur un point particulier de la colonie. Mais c'est alors un phénomène purement local.

Disons enfin que la transparence de l'atmosphère est beaucoup plus grande dans le nord que dans le sud. Et, cependant, la lumière paraît beaucoup plus riche en radiations les plus rapides (ultra-violets) dans le sud, où les actions physiologiques du soleil sont beaucoup plus redoutables.

Pression atmosphérique. Orages.

On a vu que l'hivernage était encadré de deux périodes d’orages, provoqués par des ruptures d'équilibre résultant de l’établissement et de la cessation de la mousson.

Ces orages durent généralement plusieurs heures au-dessus d'une même région. Ils se déplacent rapidement et leur trajectoire est rectiligne. Ils ont surtout lieu le soir ou la nuit, et sont très violents. Les décharges électriques sont extrêmement nombreuses ; il n’est, du reste, pas rare de voir les éclairs simultanément sur un certain nombre de points à la fois. Pendant l'hivernage, on n'observe pas d'orages pendant le mois de septembre à Niamey, et du 15 juin au 15 octobre à Porto-Novo.

Tous les chiffres recueillis, aussi bien par les stations météorologiques que par moi-même, m'ont montré que, normalement, la pression atmosphérique passe par un maximum vers 8-9 h. et par un minimum vers 14 et 15 h. (1), les écarts demeurant toujours inférieurs à 6 m/m. pour une même journée.

Les variations de pression sont toujours très faibles. A Porto-

4. Cependant les observations faites à Niamey montrent qu'accidentellement la pression vers 44 h. est la plus forte de la journée.

— des variations diurnes fortes ; — un état hygrométrique très variable, mais toujours moins élevé que celui de la côte ; — des pluies régulières, mais moins abondantes (0 m. 55 par an) et ne durant que pendant une seule saison, celle-ci moins longue que la durée de l'hivernage à la côte.

L'intérêt spécial de ce chapitre est d'apporter une vérification expérimentale, pour un pays étendu, des théories actuelles relati-

ves à la circulation générale de l'atmosphère.

Au cours de la description géologique, j'aurai fréquemment à signaler l’action des phénomènes actuels. C’est pourquoi il m'a paru préférable d'étudier ceux-ci dans leur généralité, en choisissant les exemples les plus nets.

Cette façon de procéder aura aussi l'avantage de mieux montrer certains phénomènes qui se manifestent dans les pays tropicaux avec une intensité qu'on ne leur connait point dans nos contrées ; elle permettra d'indiquer dans quelle mesure s’appliquent aux territoires parcourus les observations recueillies dans les autres régions tropicales, et facilitera ainsi les recherches ultérieures qui seront faites dans la colonie.

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