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ROCHES ÉRUPTIVES

L'oxydation des minéraux ferrifères est toujours subordonnée à une décomposition préalable et est accompagnée de phénomènes de dépôt très importants que j'étudierai plus loin.

La décomposition et l'oxydation seules des éléments colorés des roches acides ne suffisent pas généralement à déterminer la transformation totale de la roche. Cependant j'ai rencontré exceptionnellement, sur la route de Losi à Gouka, un gneiss dont toute la partie supérieure avait été transformée en oxyde de fer. C'est une action très analogue à celle qui se produit pour les boules de diabase dans les pays tempérés.

Les éléments ferrifères des roches basiques se transforment également aussi en hydrate de fer, mais cet élément est rarement susceptible de former des masses importantes.

QUARTZITES

Les phénomènes d'oxydation aux dépens des quartzites s’observent peu, cela tient à la pauvreté de ces roches en minéraux ferrifères. Cependant lorsque les quartzites renferment de la magnétite ou de l'hématite celles-ci se transforment peu à peu en hydrate de fer qui imprègne alors toute la roche. Cette rubéfaction est un indice de désagrégation : tous les éléments perdent en même temps leur cohésion et le quartzite se transforme peu à peu en un grès friable (Firou).

GRÈS Les éléments ferrifères — souvent hématite ou magnétite —

contenus dans le ciment des grès peuvent se transformer en hydrate de fer ce qui amène une rubéfaction de la masse (Boubon).

1. Il est vraisemblable que ces phénomènes d’oxydation sont favorablement influencés par des actions physiologiques.

Cette rubéfaction peut encore se produire par lessivage d'une roche superficielle riche en éléments ferrifères (Bossia).

Enfin l'hydrate de fer qui constitue le ciment de certains grès peutse transformer à son tour en hématite (Thuy, Sahoué Ahouloumé).

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