‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 46 sur 276 · CALCAIRES · texte numérisé non relu

CALCAIRES

Contrairement à ce qui se passe pour les grès, c'est une action franchement dissolvante que celle subie par les calcaires. Le meilleur exemple rencontré au Dahomey est celui de Missicondji, sur le Mono. Par une succession de stades bien définis, que j'étudierai dans la partie géologique en raison des comparaisons que je suis obligé de faire, un banc de calcaire, compact d’abord, puis sillonné de rainures très comparables à celles qu'on connaît sous le nom de lapiez (et produites d’ailleurs par des phénomènes du même ordre) se transforme en rognons de faibles dimensions, fréquemment perforés par les eaux (PI. X, 1). C’est sous ce dernier aspect que se présentent tous les autres gisements de calcaires au Dahomey (Lama). Les calcaires métamorphiques (cipolins) au

4. Dans ces derniers cas il faut tenir compte d'importants phénomènes de transport,

voisinage du Zou sur la route Savalou-Djaloucou ont subi, eux aussi, une dissolution très avancée. Ils ne subsistent plus que sous la forme de rognons compacts de moins d’un décimètre de longueur.

Phénomènes de dépôt.

Les phénomènes de dépôt intéressent évidemment un nombre beaucoup moins grand de minéraux que les phénomènes de dissolution. Les seuls éléments susceptibles, en se déposant, d'influencer sur le modelé en formant des roches nouvelles sont le carbonate de chaux, l’hydrate de fer et l'hydrate d'alumine.

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