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PUITS

Quelques-uns seulement des essais tentés pour la captation des eaux souterraines au Dahomey ont abouti. Cela tient en partie à ce qu'on a négligé de déterminer l'altitude minimum du niveau hydrostatique en un point donné et d'étudier la constitution du sous-sol : cette dernière, comme on sait, pouvant très heureusement modifier l'allure du niveau hydrostatique (2). Les seuls points où les habitants ont creusé un système de puits capables de subvenir largement aux besoins de la population locale sont :

1° à la côte :

1. J'entends comme roches pratiquement imperméables celles qui mettent 30, 40, 50 jours à s’imbiber, car au bout de ce temps on peut admettre que la presque totalité des eaux de précipitation non entrainées par la cireulation est retournée dans l’atmosphère.

2. Le problème de la recherche des eaux souterraines est capital au Daliomey, ne serait-ce qu’en vue de l'alimentation. Nombreuses sont les agglomérations où l’on souffre très vivement du manque d’eau, el cela nuit heaucoup au développement économique de la contrée. Des recherches sommaires avaient déjà été faites à Abomey, puis elles ont été abandonnées. Il serait désirable qu'elles fussent reprises parce qu’il n'est pas douteux qu’elles aboutissent. Dans des conditions moins délicates, il est vrai, plusieurs puits ont été très heureusement creusés dans l’intérieur de Ja colonie, grâce à l'initiative de certains fonctionnaires.

Porto-Novo (niveau hydrostatique entre 10 et 25 mètres).

Cotonou (niveau hydrostatique à moins de 3 mètres).

Ouidah (niveau hydrostatique 7 mètres à la Résidence). 2% dans l'intérieur, les pays du nord occupés par les gens de race Dendi :

Djougou (niveau hydrostatique 10 mètres).

Dokimana (niveau hydrostatique 20 mètres) (1).

Alibarkaïzé (niveau hydrostatique 10 à 15 mètres).

Gaya (niveau hydrostatique 10 à 15 mètres).

Dans plusieurs autres régions (pays Sahoué, Abomey), les indigènes ont creusé de larges excavations peu profondes, sortes de citernes retenant seulement les eaux de surface pendant quelques mois par an.

Puits de la région côtière. — Des deux groupes de régions où les puits sont abondants, l'existence du premier ne saurait surprendre, puisqu'il est situé dans une région d'altitude presque üulle, au bord mème de la mer (ou des lagunes). C est aussi la région où les indigènes sont le mieux formés aux recherches de cet ordre, en raison de leur contact ancien avec les Européens.

On remarquera que le niveau hydrostatique à Cotonou est à trois mètres environ de la surface, ce qui s'explique par la faible altitude de cette localité (point le plus élevé : 7 mètres). On sait que la profondeur des excavations doit être limitée, puisqu'au-dessous de la nappe d’eau douce on retrouverait fatalement une nappe d’eau saumâtre dont le point d’affleurement sur le rivage est le niveau même de la mer.

Plusieurs essais ont été heureusement tentés pour capter les eaux souterraines, notamment à Segbohoué, sur les bords du lac Ahé, où l'on atteint l'eau à une profondeur de 2 m. 50 environ ; à Savé où le niveau de l’eau est à moins de 10 mètres et où le débit, en saison sèche, est largement suffisant pour les besoins de la population locale. Ailleurs on a eu généralement des insuccès, soit que les points de sondage n’aient pas été tou-

4. Dokimana n'est pas occupé par des Dendis, mais l'influence de ceux-ci n’est pas douteuse ; ils sont d’ailleurs nombreux dans toute la région.

H. HUBERT. — Mission scientifique au Dahomey. A, NA

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