ACTIONS DESTRUCTRICES
ACTION SUR LES ROCHES MEUBLES
Les roches meubles sont facilement désagrégées par les eaux courantes, dont l’action est considérable pendant l'hivernage (1). Ainsi, au moisd'août, l'Ouémé, dans son cours inférieur, coule avec une vitesse de 5 kilomètres à l'heure. A cette époque de l’année, on voit les berges, élèvées seulement d'un mètre en moyenne au-dessus des eaux, s'ébouler avec fracas, entraînant les masses herbeuses dont elles sont recouvertes. Sur les bords du Mono, les grands arbres déracinés par les crues successives finissent par être emportés.
L'action érosive des eaux est encore rendue évidente par ce fait que les rivières ont leurs berges à pie. Cette allure en tranchée est plus nette lorsque les rivières sont étroites. Quand on a affaire à des artères déjà d'une certaine largeur, leur rive concave seule demeure verticale. La hauteur de cette rive, déterminée par le travail d'affouillement du courant, peut atteindre plusieurs mètres au-dessus des basses eaux (Pendjari sur la route de Logobou, 6 à 7 mètres ; bas Mono, 5 m.) (PI. XIIL, 1 ; PI. XX, 1) (2).