‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 70 sur 276 · Drot. loc. cit · texte numérisé non relu

Drot. loc. cit

directe des précipitations atmosphériques est tellement exclusive que la hausse des rivières se traduit souvent par des sauts brusques coïncidant avec chaque pluie.

Il eût été avantageux de connaître le régime des crues pour les principales artères du Dahomey, mais on comprend que ma vie nomade ne m a pas permis de recueillir à ce sujet des renseignements satisfaisants, puisqu il m'eût fallu demeurer en chaque point au moins une année. D'une manière générale, il n'y à qu'une seule crue pour chacune des grandes artères. Dans le sud, le niveau des cours d’eau commence à monter en mai, atteint son maximum en septembre-octobre (après que les pluies ont atteint leur maximum d'intensité sur tout le bassin), et diminue rapidement à partir de novembre. Dans le nord (Gourma) la crue commence en juillet et dure également jusqu'en novembre.

Le Niger, comme on sait, présente deux crues, ce qui tient à son prodigieux développement. La première est celle du Djoliba (1), elle commence en novembre et atteint son maximum en mars. La seconde est celle de l’Issa-Béri (2) : elle débute en juin et atteint son maximum au début de septembre. M. Drot, qui, malheureusement, a publié trop peu des observations qu'il à faites au Dahomey, a traduit par un excellent diagramme (3) les chiffres qu'il a recueillis pendant son séjour à Gaya.

Il serait très utile de posséder des renseignements comparables, au moins pour les principaux cours d'eau de la colonie, dont le régime est fatalement plus capricieux, puisqu'ils ne possèdent pas, comme le Niger, une masse d’eau suffisante régularisant leur débit.

Accidents du cours des rivières.

Il importe d'envisager maintenant les modifications qu'apporte

4. Le nom de Djoliba est celui sous lequel le fleuve est le plus souvent désigné par les populations riveraines du haut fleuve. Il correspond assez bien à la branche montante du Niger.

9, Issa-Béri : grande rivière en langue sonraï ; correspond à la branche descendante au moins jusqu'à lo.

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