‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 82 sur 276 · Certains sont d'âge tertiaire, sinon postérieurs · texte numérisé non relu

Certains sont d'âge tertiaire, sinon postérieurs

bles, mais moins intenses que les roches voisines et elles ont constitué des obstacles peu puissants que le fleuve a réussi à franchir (rapides); — ou bien elles n’ont subi que des actions érosives faibles (quartzites) et ont formé ainsi d'importants barrages déterminant des déviations brusques du cours du fleuve (région du W). Cependant, même dans ce dernier cas, les déviations étaient très limitées, parce que le fleuve avait déjà acquis sa direction et sa pente générales et qu'il a profité de tous les accidents topographiques et tectoniques pour ne pas s'en écarter.

Les remarques faites relativement au cours supérieur de l'Ouémé et de ses affluents subsistent totalement pour les affluents du Niger, au moins pour ceux qui sont au sud de l'Atacora. Notons en passant qu’une partie infime du bassin draïîne ce massif accidenté, puisque la Meckrou seule en provient. C’est d’ailleurs la seule rivière qui soit alimentée par des sources véritables et qui ait un profil très nettement concave.

Les affluents situés au nord de l’Atacora ont été moins affectés par les accidents tectoniques du sous-bassement cristallin, et certains d'entre eux, la Tapoa surtout, paraissent avoir sous ce rapport un cours supérieur assez indépendant. Aucun de ces affluents ne prend naissance dans une région accidentée, et là encore les moindres plis du terrain suffisent pour leur imprimer une direction définitive. Du reste, il ne faut pas se dissimuler que les sources qu'on à indiquées jusqu à présent sont douteuses, car la plus grande partie du cours des rivières est à relever.

Tous les affluents donnent des signes de jeunesse manifestes : le Niger lui-même avec ses rapides, sa succession de biefs, limportance de ses actions érosives fournit une impression analogue. Cependant son lit est aujourd'hui parfaitement stable, et il présente même des méandres, des îles qui en font, dans la région de Gaya, un bief où la maturité est acquise.

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