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BUTTE DE CONGLOMÉRAT FERRUGINEU

Les seules influences tectoniques notables sont les plissements de l’Atacora qui déterminent le cours de la Pendjari supérieure et celui de la rivière Yanga après son entrée en pays allemand.

De toutes ces rivières, la plus importante pour nous est la Pendjari. C'est, pendant plus de 60 kilomètres, un cours d'eau de montagne ayant pris naissance dans les hautes parties de l’Atacora et qui est alimenté par de véritables sources. À Bantchango, il tombe brusquement du versant occidental du massif, puis après avoir repris sa route dans sa direction primitive, comme s'il allait, lui aussi, se jeter dans le Niger, il décrit dans la plaine au nord de Konkobiri une courbe que le modelé du terrain ne ferait pas supposer. À partir de ce point, il a une orientation fort voisine de celle qu'il avait originellement, mais avec une direction contraire qui lui est imposée par la présence de la haute falaise gréseuse du Gourma. Comme la Meckrou, la Pendjari a un profil concave.

Elle reçoit une série de tributaires :

1° De l’Atacora ;

2° De la région de Sansarga-Bizougou (assez accidentée) ;

30 De la région Bizougou-Namoungou, (totalement dépourvue de relief).

En maints endroits, ses tributaires sont très voisins de ceux de la Meckrou, de la Tapoa ou du Goroubi. Un certain nombre sont issus de régions marécageuses, il est donc aisé de concevoir combien, là encore, le bassin du Niger est peu distinct de celui de. la Pendjari, c’est-à-dire de celui de la Volta. Je ne serais pas étonné qu'on puisse, par la suite, mettre en évidence certains phénomènes de capture se produisant au profit du bassin de la Volta, et cela, pour des raisons analogues à celles indiquées au sujet du bassin de l'Ouémé.

Deux exemples précis permettent d'indiquer dès maintenant les progrès des affluents de la Pendjari vers le nord. Le torrent de Logobou, dont il à été question d'autre part, provient du plateau gréseux du Gourma, lequel plonge régulièrement vers le sud et se termine au nord par une paroi verticale. Dans sa marche régressive, le torrent a entaillé presqu’entièrement le plateau, si bien qu'il ne se trouve plus maintenant qu à quelques kilomètres

Hubert 11

d'Yobiri, tout près du versant nord. Quant à l'Indéré, il a réussi à entamer complètement le plateau gréseux à la hauteur de Compongou, après quoi il a poursuivi sa marche régressive vers le nord et s’est mis à drainer, au delà du plateau, des espaces considérables. C'est le fait le plus typique et le plus net de la marche érosive d'un cours d’eau.

Enfin la rivière Tiounga elle-même à eu une évolution analogue mais plus avancée : elle marque la bordure transversale du plateau qu'elle a précédemment traversé.

Le phénomène est donc très général dans la région, il donne une certaine valeur à l'hypothèse du développement du bassin de la Volta au détriment de celui du Niger.

Les cours d’eau du bassin de la Volta sont tous, sauf la Pendjari, rigoureusement à sec pendant une partie de l'année. A l'hivernage, la Pendjari et ses tributaires débordent sur des espaces très vastes, transformant la plus grande partie de son bassin en marécages inaccessibles.

Tous ces cours d’eau, très mal connus, et pas étudiés, donnent comme dans les autres bassins des signes de jeunesse évidents. Il est bon de remarquer d'ailleurs qu'ils appartiennent au cours supérieur de da Volta.

Un caractère qui vient accroitre l'impression de jeunesse de tous les cours d'eau du Dahomey est leur régime torrentiel, dû à la localisation des pluies en une seule saison et à l'imperméabilité du sol. : |

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