‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 94 sur 276 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Loin de représenter des phénomènes exceptionnels, indépendants de ceux que nous connaissons, la barre et les actions superficielles que celle-ci détermine peuvent être au contraire rapprochées et des barres d’estuaire et des actions superficielles que nous voyons sur nos côtes.

Si l'on compare la barre marine à une barre d’estuaire (1), on voit que dans les deux cas il s’agit d'une modification du relief immergé. Mais tandis que la seconde est constituée par un épais bourrelet de sable, très mobile, la première n'est mème pas «un relèvement brusque du fond de l'océan », mais simplement un bourrelet peu élevé, à pentes faibles, et très stable, puisqu'il est soumis à des actions régulières et constantes. En outre, les phénomènes superficiels sont beaucoup plus puissants dans le cas de la barre marine, en raison de Ja force active et de sens inverse des ondes réfléchies.

D'autre part, les actions analysées précédemment se rapprochent par plusieurs points de celles qui se produisent sur nos côtes (2), surtout par gros temps. Il semble même qu'ils n’en

1. Il y a, à l'entrée du chenal de Lagos, une de ces barres d’estuaire que peuvent seuls franchir les navires calant 3 mètres au plus. 2. À Berget, loc. cit.

Hubert 12

soient que l'exagération. Cette conclusion peut surprendre tout d'abord ; mais si l’on compare le rivage du Dahomey à celui des Landes, par exemple, on remarque que tant au point de vue de la constitution géologique qu'au pointde vue du relief sous-marin en général, il n'y a aucune différence notable. Seule la houle, plus forte sur le littoral africain, a contribué à donner un relief caractéristique aux fonds situés à proximité du rivage, d'où une allure très particulière dans la manière dont se comportent les masses liquides (1). Mais en somme je crois qu'il n’y a, sur nos côtes et sur celles d'Afrique, que des différences de valeur. , i

4. Précisément à l’entrée du chenal appelé Bouche du Roi, par suite de lapport des alluvions de l'intérieur, la pente de la grève se rapproche de celle de nos côtes. L’amplitude de la houle se trouve alors très diminuée et cela explique très bien pourquoi les phénomènes superficiels observés à cet endroit sont intermédiaires entre ceux constatés à Cotonou et ceux auxquels on assiste sur nos plages, par gros temps.

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