‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 99 sur 276 · B) ACTIONS DESTRUCTRICES DE LA MER · texte numérisé non relu

B) ACTIONS DESTRUCTRICES DE LA MER

Les actions édificatrices ne sont pas les seules qui aient déterminé la topographie du littoral. Le recul de la mer serait beaucoup plus rapide si de temps en temps celle-ci ne venait balayer une partie des sables de la plage et même enlever une portion du rivage.

Malheureusement, pas plus que les autres, ces phénomènes n'ont été étudiés et on ne possède pas de témoins capables d’établir leur importance.

On à vu plus haut le cas d'une forte marée à Grand-Popo à la fin de 1205, ayant dégagé au sommet de la grève des rails placés à 50 mètres en arrière de la zone atteinte par les lames. Les actions dévastatrices de la mer semblent beaucoup plus puissantes dans toute cette région, où le cordon littoral est souvent entaillé par des brèches profondes, mais, pour être moins sensibles, des faits du même ordre se produisent sur toute la côte, comme le montrentles chiffres recueillis à Cotonou. Ainsi d'octobre 1900 à janvier 1901, la mer s'est avancée dans cette localité de 7 mètres, et, sur le bourrelet littoral, elle à enlevé une épaisseur de sable de 1 m. 45 de mai à décembre 1904.

Ces quelques cas exceptés, les chiffres que nous possédons ne sont que les différences entre les actions édificatrices et les actions dévastatrices. Ces différences sont résumées avec précision par les cotes du terrain sur lequel repose le wharf, et qui se trouvent traduites dans le graphique fourni précédemment. On voit que de 1892 à 1905 la mer a reculé à Cotonou. Deux faits que ce graphique à l'avantage de bien faire ressortir sont, du moins pour la période considérée : d'une part le recul de la mer au profit de la terre ferme (20 mètres environ) ; d'autre part, la brusquerie des

variations du fond immergé à la hauteur du bourrelet littoral; ce qui montre bien que c'est là où les actions mécaniques sont particulièrement intenses.

Partout la différence entre les actions dévastatrices et édificatrices s'établit au profit de ces dernières. Mais leur influence prépondérante provient de ce qu’elles sont plus régulières, plus constantes, tandis que les actions dévastatrices, beaucoup plus brutales, notamment dans la région de Grand-Popo, ne se manifestent par contre que fort rarement.

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