‹ Contribution à l'étude de la géographie physique du DahomeyChapitre 98 sur 276 · ALLURE DU CORDON LITTORAL · texte numérisé non relu

ALLURE DU CORDON LITTORAL

La pente raide du cordon littoral, du côté de l'océan, est assez constante pour un même lieu, malgré les remaniements incessants, mais elle est sensiblement plus forte à l’ouest de la colonie, ce qui tient à la violence plus grande des vagues directes. Ainsi à Ouidah et à Grand-Popo, j'ai trouvé un chiffre moyen de 11°, tandis qu'à Cotonou, la pente de 20 0/0 qui représente à peu près la même valeur, n'a été atteinte qu'en 1901. Celle qu'on observe le plus fréquemment en ce dernier point n’est guère que de 10 0/0 (1). La hauteur de la crète, très variable suivant les localités, dépasse rarement # mètres : elle atteint même peu souvent ce chiffre.

Du côté de la terre, au contraire, la pente est très douce. Il se forme généralement une petite dépression à une cinquantaine de mètres de la crète (2), après quoi le sol se relève de nouveau d'une façon notable. Ainsi l’ensemble de la partie du cordon littoral immédiatement voisine de la mer rappelle bien l'allure — exagérée par les apports éoliens — de la zone immergée entre la grève et le bourrelet de la plateforme littorale.

D'ordinaire, au delà de cette partie ondulée, le terrain redevient horizontal ou plonge vers lalagune. En tous cas il est impossible de saisir dès lors la part qui revient à l'action marine à cause du manteau de sable apporté par le vent.

Un des résultats, et non des moindres, de l’action édificatrice de la mer est la rectitude imprimée au rivage, par suite du comblement progressif des anfractuosités originelles.

Les couches de sable qui constituent le cordon littoral sont

4. Exceptionnellement elle n’est que de 4° sur le bord occidental de la Bouche de Roi, aussi la mer se relire-t-elle assez loin en ce point.

2. Cette dépression n'a qu’une quarantaine de mètres delargeur à Grand-Popo ; mais elle est, par contre, fort sensible.

déposées suivant deux types différents. Ou bien elles sont très sensiblement horizontales, avec un plongement plus ou moins marqué vers le large ; ou bien, dans les endroits où il y a du clapotis, comme dans le chenal de la Bouche du Roiï, elles forment de petites ondulations très capricieuses, qui représentent les franges successives laissées par les vagues.

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