I. — Cas de glycuronurie spontanée négative
OBS. I. — V... Troubles dyspeptiques d’origine lithiasique probable.
6 juin: urobiline: +++. Coefficient de Maillard : 11,5. Glyeuronurie : — (Roger), +++ (Brulé).
22 juin : urobiline : 0. Coefficient de Maillard : 11. Glycuronurie: + (Roger), ++ (Brulé).
OBS. II. — Longo. Cirrhose alcoolique. Urobilinurie : 0, Coefficient de Maillard : 22,2. Glycuronurie : — (Roger), ++ (Brulé).
Mr Re
OBS. IIL Mme R.. Céphalées sans signes de lésions nerveuses ou viscérales.
20 juillet : urobiline : 0. Coefficient de Maillard : 6,6. Cholestérinémie : 4,20. Uricémie : 0,22. Glycuronurie: — (Roger), ++ (Brulé).
12 août (après séjour à Vichy) : Coefficient de Maillard: 5,4. Cholestérinémie: 1,55. Uricémie: 0,14. Glycuronurie : — (Roger), ++ (Brulé).
OBS. IV. — X... Hépatite éthylique et névrite. Urobiline: + -L. Coefficient de Maillard : 15,8. Glyeuronurie: — (Roger), + (Brulé).
OBS. V. —- Mor... Cirrhose éthylique avec ascite. Urobilinurie normale. Coefficient de Maillard : 30. Glycuronurie: — (Roger), + ++ (Brulé).
| OBS. VI. — Bey... Cirrhose probable avec ascite. Urobiline: + ++. Coefficient de Maillard: 32. Glyeuronurie: — (Roger), + (Brulé).
OBS. VIL. — Mar. Cirrhose éthylique avec -gros foie. Urobilinurie : 0. Coefficient de Maillard : 92. Glycuronu-
rie: — (Roger), +++ (Brulé).
. OBS. VIIL. — Bess.. Cirrhose hépatique chez un paludéen. Coefficient de Maillard : 14,3. Urobilinurie: +++. Glycuronurie: — (Roger), + ++ (Brulé).
OBS. IX. — Sur... Foie cardiaque et cirrhotique chez une asystolique mitrale. Urobiline : 0. Coefficient de Maiilard : 16,9. Glycuronurie: — (Roger), + ++ (Brulé).
Pour chaque observation, on a réuni les renseignements essentiels : le diagnostic et les épreuves de laboratoire : urobilinurie et surtout coefficient €e Maillard-Lanzenberg.
Dans certains cas, on a pratiqué des recherches de
chimie clinique supplémentaires portant sur la cholestérinémie (obs. XVI, groupe I; obs. IL, groupe IT), et sur Puricémie (obs. III, gr. ID. La réaction de Wassermann, plus commune, a été notée quand son caractère positif présentait un intérêt particulier (obs. IV, gr. 1). Enfin, toutes ces observations donnent les résultats obtenus pour chacune d'elles avec les deux techniques de Roger et de Brulé, et elles ont été réparties en deux groupes, selon que la glvcuronurie spontanée s’est montrée positive ou négative. —- Certaines donnent deux fois les diverses constatations, faites à quetque temps d'intervalle, quand elles ont trait à des cas où l’évolution ultérieure de la maladie a présenté des modifications telles qu’une série nouvelle d'examens s’est imposée, et que des changements importants ont été vérifiés (obs. I, IE, VIT, du groupe I; L, IIT du gr. ID), Les recherches ont porté sur l’ensemble de la pathologie du foie, et la trentaine d'observations que nous rappôrtons envisage toutes les affections principales de la glande hépatique, soit qu’elles lui sotent exclusivement localisées, telles les diverses cirrhoses (obs. IL, IV, IX,XII, XIII, XV du groupe [I ; obs. IT, ‘IV, V, VII et VII du groupe ID), la lithiase biliaire (obs. I, gr. I), les hépatites de diverses origines (obs. XVI, XIX, gr. 1), soit que, tout en étant bien causées par une déficience de l’organe, leurs effets ne se limitent pas à lui seul, mais constituent le groupe si rarié des syndromes, tels les cas de purpura (obs. X, gr. D), d'asthme (obs. XIV, gr. 1), d’urticaire récidivant (obs. XVIIL gr. D), de céphalées (obs. IIE, gr. IT), d'hépatite éthylique compliquée de névrite (obs. IV, gr. I).
TG
On s’est aussi occupé des cas mixtes de foie cardiaque et cirrhotique (obs. IX, gr. II), de foie seulement cardiaque (observations de cas d’asystolie : obs. VI, VII, XI du groupe I).
On remarquera la deuxième observation du groupe I où un même résultat a été obtenu après l’ingestion d’un gramme de camphre.
En passant, nous faisons remarquer que les coefficients de Maillard les plus élevés atteignant 15,8; 16,9; 22,2: 30, 32, 92, se rencontrent dans les cas de glycuronurie spontanée négative (obs. IV, IX, II, V, VI et VID); cependant, nous trouvons quelques Maillard élevés (17; 22,2; 31, 33, obs. de glycuronurie positive II, IV IX):
| Quant aux divers taux de lurobilinurie, ils se ré-
partissent aussi bien dans le premier groupe d’observations que dans le second. De même, tous les deux renferment des cas d'absence d’urobilinurie.
Quelles sont done maintenant les conclusions qu'il nous est permis de tirer de ces observations ? Plusieurs considérations se présentent à nous qui doivent retenir notre attention.
Tout d'abord, nous remarquons le tableau des cas : de glycuronurie positive et nous sommes frappés de ce fait que, dans les 19 observations qui y figurent, et où la glycuronurie s'est montrée positive par la technique de Roger, il en est de même par la technique de Brulé. Dans ces 19 cas, la présence de l'acide glycuronique s’est affirmée avec l’une et avec l’autre méthode. Relevons aussi que la coloration violette
obtenue n’a jamais été plus nette, plus marquée par