‹ Contribution à l'étude de la glycuronurie: dans l'insuffisance hépatiqueChapitre 25 sur 26 · TT · texte numérisé non relu

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le procédé de Roger que par celui de Brulé. Dans quelques cas, elle a paru aussi vive, par exemple dans l'observation VIII (où la coloration à intensité faible s’est, du reste, après deux jours de fraitement, montrée très forte par la réaction de Brulé, tandis qu’elle restait stationnaire par la réaction de Roger), dans les observations II, IX, XIV, XVI (intensité moyenne de la coloration), IV, VI, VIT, XIII, XVII (intensité forte). Mais, dans toutes les autres observations, alors que, par la technique de Roger, on n’a pu obtenir qu’üne intensité de coloration modérée, par celle de Brulé le violet caractéristique a été d’une netteté bien plus grande.

Donc, toutes les fois que la glycuronurie est positive par la méthode de Roger, il en est de même pour l’autre méthode, mais l’éther présente souvent une teinte plus franche, plus vive en employant la technique de Brulé. Par conséquent, il suffit, pour une bonne obtention du complexe coloré, d’une durée d'ébullitoin de 3 minutes.

A côté des cas de glycuronurie positive, il nous faut envisager ceux de glycuronurie spontanée négative : dans 9 observations, il n’a pas été trouvé trace d’acide glvcuronique par le procédé de Roger, alors que celui de Brulé a toujours donné une coloration satisfaisante de l’éther. Sur 9 cas, la réaction de Brulé s’est montrée très caractéristique 5 fois (signes +++, obs. I, V, VIT, VIIL IX), très nette deux fois (signes ++, obs. IX et IT) et simplement positive 2 fois (signe +, obs. IV et VI).

Pour mémoire, nous signalerons que, dans un séul

cas:(obs. D, où, le 6 juin, il avait été vérifié une glycuronurie spontanée négative, la réaction de Roger est devenue positive seize jours plus tard.

À la suite de tout ce que nous avons exposé, il seräit intéressant d'envisager les raisons d'ordre chi-

mique expliquant certains points. C’est ainsi — nous l'avons dit —— que si l’on suppose le phénomène de

destruction de la naphto-résorcine, on en ignore la cause.

Ii nous faut reconnaître que, pour l'instant, il nous est impossible de donner une réponse satisfaisante à chacune de ces questions. Aussi bien, ce sont là des problèmes de chimie pure que notre modeste travail ne peut même pas effleurer. Le but que nous nous proposons en est d’ailleurs indépendant.

Il nous parait donc possible d’affirmer par l'étude des observations présentées dans cette thèse, que la glycuronurie ne peut être considérée comme une méthode clinique de choix. On lui a concédé jusqu'à ces temps derniers une valeur que les faits ne ratifient pas. Nous croyons que, dorénavant, il n’est pas utile d'avoir recours à cette épreuve de laboratoire qui a bénéficié, après tant d’autres, d’un courant général d'opinion tendant à la représenter comme un moyen pratique et sûr d'exploration de la fonction hépatique.

Les résultats que nous rapportons s'accordent à prouver que l’absence de l'acide glycuronique ne peut être interprétée comme un indice d’altération plus ou moins profonde du foie, puisque la présence de cet acide est toujours décelée avec la technique de Brulé;

el cela même au cours d’affections hépatiques graves.

En TQ

Mais, de plus, nous ferons remarquer qu'avec ‘le seul emploi de la technique de Roger, MM. Savy et Velluz ont obtenu des réactions positives caractéristiques dans la plupart des cas (les deux tiers environ).

Si donc ce que nous né croyons d’äilleurs pas 1 la technique de Brulé était imparfaite, il n’en reste: rait pas moins que la grande majorité des réactions pratiquées avec la méthode de Roger se sont montrées positives, dans des cas d'insuffisance hépatique graves.

Dans le chapitre précédent, nous avons consacré un paragraphe à la recherche quantitative, au dosage de la glycuronurie. Cette question se pose et reste entière, car s’iil arrive à être toujours décelé, il ne s’en suit pas que l'acide glycuronique se maintienne à un taux constant et qu'il ne varie pas en quantité. — Son dosage, s’il était praticable, renseignerait peut-être sur l’état du foie.

En tout cas, il est probable que Îles variations quantitatives. de l’acide glycuronique sont une réalité. Les intensités de coloration notées dans chacune de nos observations et que nous avons indiquées plus ou moins fortes par des signes conventionnels (+ ++, ++, +) sont là qui nous incitent à le croire.

L'intérêt du dosage n’est cependant pas en cause. Si Caille à pu entreprendre des recherches quantitatives, en opérant par colorimétrie à l’aide d’une gamme étalon faite avec du rouge neutre R. A. L. et du violet dé gentiane en dilutions convenables, les conditions d'autrefois ne sont plus les mêmes avec la technique

actuellement suivie qui rend le dosage impossible.

en

Elle s'y oppose parce que les colorations obtenues par son emploi varient avec la durée de l’ébullition et la qualité de la naphto-résorcine. — Force est donc de renoncer au dosage qui aurait peut-être été susceptible de rendre à la glycuronurie sa valeur de test

d’exploration hépatique.

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