‹ Contribution À L'Étude De La Granulie CancéreuseChapitre 3 sur 9 · A MES MAITRES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE :4 1 DE NANCY : TOR · texte numérisé non relu

A MES MAITRES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE :4 1 DE NANCY : TOR

Introduction - Historique

L’attention du monde médical fut attiré pour la première fois sur la nature des lésions concéreuses secondaires du poumon par la publication de WAGNER, en 1863, sur quatre cas de « cancer des vaisseaux lymphatiques pulmonaires et pleuraux ». Non qu'avant lui on ne connaissait pas la généralisation possible du cancer

sur les poumons. Bien avant lui on a publié des observa-

tions d’autopsie des sujets morts de cancer, présentant

des lésions pulmonaires qu’on voulait caractériser en les décrivant comme semblables, macroscopiquement, aux lésions tuberculeuses, sans déterminer leur nature de plus près. ANDRAIr, dans ses Cliniques Médicales.de 1840, cite un cas pareil, chez une femme morte d’un cancer de l’utérus. Cependant ces observations éparses n’ont attiré l’attention des médecins que comme des curiosités d’autopsie.

Mais dès la publication de WAGNER, on commença à s'occuper de la question de plus près, tant en France qu’à l’étranger. On s’attacha surtout à démontrer la

nature néoplasique des lésions du poumon. (Thése de

TROISIER, 1874.) Puis anatomo-pathologiquement Ja démonstration étant faite, on s’est efforcé de dégager une description clinique tout en recherchant l’étiologie et la pathogénie. Nombreux auteurs se sont occupés de la question. |

L’attention de ces auteurs était surtout attirée sur les lésions massives et caractéristiques des vaisseaux Iymphatiques, ainsi ils parlent dans leurs descriptions df lymphangites cancéreuses généralisées du poumon. D'autres auteurs, plus récemment, en prenant en considération surtout la symptomatologie clinique particulière de laffection, ont décrit le même ensemble anatomo-clinique sous la dénomination de forme asphyxiantc aiguë de la carcinose secondaire du poumon.

MM. HUGUENIN et DELARUE ayant publié tout dernièrement deux observations très-intéressantes et instructives de cancer secondaire du poumon, insistent tout particulièrement sur l’analogie anatomo-macroscopique de ces lésions cancéreuses, avec la granulie pulmonaire tuberculeuse. Ils proposent de l’appeler pour cette analogie le syndrome : granulie cancéreuse. Cette dénomination nous paraît d'autant plus juste que les auteurs des observations publiées précédemment sont tous d’accord à constater et dire que la symptomatologie clinique de

l'affection est tout à fait semblable à la symptomatologie

mal TET

de la granulie tuberculeuse, à tel point que le diagnostic clinique est presque toujours établi dans ce sens.

Ayant eu l’occasion d'observer à l'hôpital Cochin dans le service de notre Maître, M. le Professeur ACHARD, un cas de métastase pulmonaire de cancer de l’estomac chez un homme de 53 ans, M. le Docteur BaRrIETY, Chef de clinique à la Faculté, nous a suggéré de le rapporter dans notre thèse.

Ce cas mérite vraiment d’être signalé, comme observation complète à l’appui de notre travail; l’évolution de la maladie avec toute la symj;i6matologie d’une granulie tuberculeuse, les résultats de l’autopsie révélant l'existence d’une granulie pulmonaire typique mais coexistant avec un cancer du pylore, enfin l’examen histologique démontrant que ces granulations sont cons-

tituées de cellules cancéreuses.

Etude Clinique

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