AUS PORES
A. Il y a analogie microbienne : le tréponème pris dans le sang d’un paralytique général et celui qu’on trouve dans la sérosité du chancre ou par raclâge d'une plaque muqueuse sont microscopiquement identiques, comme le bacille de Koch du lupus est identique à celui de la phtisie pulmonaire,
B. Etant donné la faible contagiosité du virus neurotrope .de MM, Levaditi et Marie, les formes de syphilis à localisation sur le système nerveux devraient être de plus en plus rares ; or, les statistiques donnent des résultats absolument opposés : loin de se raréfier, la syphilis nerveuse est de plus en plus fréquente. ;
C. En troisième lieu, toutes les tentatives d’inoculation de la syphilis faite sur des paralytiques généraux sont restées négatives depuis celles faites au début par Kraft-Ebing Jjusqu’à celles plus récentes tentées par le professeur Sicard luimême.
Dans un article paru antérieurement sur la même question (unité du virus syphilitique. Presse médicale, 28 juillet 1920), il formulait en ces termes son opinion sur la question: «..1l apparaît donc que le virus svphilitique reste un et que les modalités cliniques qu’il peut déterminer sont fonction du terrain sur lequel il va évoluer, fonction peut-être également de sa sensibilisation par certains tissus. »
Depuis, on retrouve dans la littérature quelques articles sur la question ; ce sont des observations de syphilis conjugale ou familiale que leurs auteurs présentent à l’appui de l’une ou l’autre théorie, mais sans prendre parti ou apporter un argument nouveau. On en trouvera les références à la bibliographie ; sûrement en aurons-nous omis quelques-unes, que leurs auteurs trouvent ici nos excuses.
= Nous basant sur les observätions nouvelles de syphilis conjugale que l’on trouvera résumées plus loin, nous nous proposons de montrer :
1° Que la question de souche joue un rôle dans l’évolution ultérieure de la syphilis ; qu’il y a des syphilis graves, d’au-
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tres bénignes, parce qu'il y a un agent infectieux plus ou moins virulent comme dans toutes les maladies infectieuses ;
2° Que pratiquement cette. question présente un gros intérêt social lorsqu'on la rapporte aux époux ; il y a une utilité certaine à connaître l’évolution probable de la syphilis chez le conjoint contaminé par l’autre et chez leurs descendants ;
3° D'autant plus que l'extinction de l’infection peut-être normalement espérée vu les conditions de traitement telles quelles peuvent être aujourd’hui assurées, tant par l’efficacité des agents thérapeutiques que par l’organisation de jour en jour meilleure de la lutte contre la syphilis, facilitée par la création des dispensaires gratuits et l'éducation de la masse. | |