‹ Contribution À L'Étude De La Gravité De La Syphilis D'après la soucheChapitre 46 sur 52 · A 7 1 ES · texte numérisé non relu

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Voici, au contraire, une forme de syphilis particulièrement tenace et sévère (N° 4.961, 21.045, Gr. 5-6) malheureusement, les exigences du métier du mari l’astreignant à des déplacements longs et lointains où il était suivi de sa femme n'ont pas permis au couple de se soumettre régulièrement aux lois du traitement et de la surveillance ininterrompue jusqu'à guérison confirmée. Peut-être le but serait-il déjà : atteint malgré la virulence du tréponème s’il en avait été autrement.

Syphilis de.13 mois quand les malades arrivent à l’Institut, l'homme aurait reçu 18 injections de 606 dans une officine louche, la femme n'a pas été traitée.

Suivons la marche de l'infection : on la voit sous l’influence de traitements répétés se traduire sur le graphique par une série d'oscälations d'amplitude variable pour s'éteindre dans le sang définitivement; mais dernière épreuve de garantie, la ponction lombaire dont on découvre l'intérêt puissant révèle l'existence d’une méningite syphilitique en évolutionquoique parfaitement latente cliniquement. La limite de tolérance des malades aux dérivés arseno-benzoliques étant atteinte, on a recours au traitement bismuthique qui donne si souvent d'excellents résultats en cette occasion.

Plusieurs séries d'injections sous-cutanées profondes ont été faites. Une est encore en cours actuellement. Après quoi, il y aura lieu de faire un nouvel examen du liquide céphalorachidien.

Notons en passant :

1° Que ces malades depuis le jour où ils sont arrivés à l’Institut n'ont présenté aucune manifestation clinique de leur syphilis dont la vitalité ne s’est traduite que par les réactions de laboratoire ;

2° Qu'on ne retrouve chez les époux aucune tare ou intoxication organique pouvant expliquer la résistance du tréponème qui les à infectés.

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